OMVS : Bamako accueille une session décisive pour relancer les grands projets du bassin du fleuve Sénégal
- il y a 35 minutes
- 2 min de lecture

« Il y va de la crédibilité de notre organisation et de la réussite des projets structurants au bénéfice de nos populations. » C’est autour de cet impératif que les responsables de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) ont tenu, ce samedi 20 juin 2026 à Bamako, leur 64e session extraordinaire du Conseil des ministres.
Réunis dans la capitale malienne, les ministres en charge de l’Eau et de l’Énergie des pays membres ont examiné plusieurs dossiers jugés essentiels pour l’avenir de l’organisation. Les travaux étaient conduits par le ministre malien de l’Énergie et de l’Eau, Tiémoko Traoré, président en exercice du Conseil des ministres de l’OMVS.
À ses côtés figuraient notamment le ministre d’État malien chargé de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, le Haut-Commissaire de l’OMVS, Mohamed Abdel Vetah, ainsi que son adjoint Mamadouba Max Bangoura. Les délégations du Sénégal, de la Mauritanie et de la Guinée étaient également représentées au plus haut niveau.
Pendant plusieurs heures de concertation, les participants ont passé en revue les défis auxquels fait face le système OMVS. Au cœur des discussions : l’amélioration de la gouvernance des sociétés de l’organisation, le renforcement de leur efficacité opérationnelle et la recherche de solutions aux difficultés techniques, financières et organisationnelles qui freinent certains programmes.
Les ministres se sont également penchés sur la question de la navigation fluviale, considérée comme l’un des projets majeurs de l’espace OMVS. Les échanges ont porté sur les moyens d’accélérer sa mise en œuvre afin de renforcer l’intégration économique entre les États membres et de favoriser les échanges dans la sous-région.
Pour Tiémoko Traoré, les engagements pris par les pays membres doivent être respectés tout en tenant compte des réalités actuelles. Selon lui, les préoccupations liées à la bonne exécution des projets concernent autant les dirigeants des États que les millions de citoyens qui attendent des retombées concrètes des investissements engagés.
À l’issue de la rencontre, plusieurs décisions et recommandations ont été adoptées. Elles visent à consolider le fonctionnement de l’organisation et à accélérer la réalisation des projets destinés à améliorer les conditions de vie des populations du bassin du fleuve Sénégal, estimées à plus de 30 millions de personnes.
Au nom de la délégation sénégalaise, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, a salué l’accueil réservé aux participants par les autorités maliennes. Il s’est félicité de la qualité des échanges et des orientations retenues, estimant que leur application contribuera à renforcer la coopération entre les États membres et à faire progresser les ambitions communes de l’OMVS.
Cette session de Bamako marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté des pays membres de donner un nouvel élan aux projets de développement durable portés par l’organisation, avec en ligne de mire une meilleure valorisation des ressources du fleuve Sénégal au profit des populations.
Oura KANTE
Malikunafoni




































Commentaires