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Niger : les militaires au pouvoir suspendent les activités de trois sociétés minières et d’une compagnie pétrolière britannique

  • il y a 3 minutes
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« Les entreprises doivent respecter leurs engagements, ou quitter le terrain » : c’est par ce ton ferme que les autorités nigériennes ont expliqué la suspension des activités de plusieurs compagnies minières et pétrolières. Le jeudi 6 mars 2026, les militaires au pouvoir au Niger ont annoncé la résiliation des concessions de trois sociétés aurifères – Comini, Afrior et Ecomine – ainsi que le refus de prolonger la licence d’exploration de Savannah Energy, compagnie pétrolière britannique. Selon les autorités, ces entreprises n’auraient pas rempli leurs obligations légales et contractuelles, notamment le paiement des impôts, la remise de rapports techniques et financiers annuels, et le respect des normes environnementales.

 

Savannah Energy, qui exploite plusieurs blocs pétroliers dans le bassin d’Agadem Rift, région clé de la production nationale, aurait selon le gouvernement manqué à un contrat de partage de production couvrant quatre blocs. La société affirme pour sa part avoir récemment réalisé une importante découverte de pétrole dans cette zone stratégique.

 

Le Niger, producteur d’uranium, d’or et de pétrole, est dirigé depuis le coup d’État de 2023 par la transition militaire qui insiste sur sa souveraineté dans la gestion des ressources naturelles. Avant ces annonces, le pays ne comptait qu’une seule mine d’or industrielle en activité, Samira, nationalisée l’an dernier.

 

Cette décision pourrait avoir des conséquences sur l’attractivité du Niger pour les investisseurs étrangers et sur la dynamique de ses industries extractives. Observateurs et entreprises restent attentifs aux prochaines mesures des militaires au pouvoir concernant l’exploitation des ressources minières et pétrolières.

 

La Rédaction

 Malikunafoni

 

 

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