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Médias africains : à Bamako, le débat sur la souveraineté informationnelle prend de l’ampleur

  • il y a 8 heures
  • 2 min de lecture

 

« Qui raconte l’Afrique au monde ? » Cette interrogation a dominé les échanges lors de l’ouverture du Forum panafricain des médias (FOPAME), mercredi 3 juin 2026 à Bamako. Pendant quatre jours, journalistes, universitaires, experts et décideurs venus de plusieurs pays du continent se pencheront sur l’avenir de l’information africaine dans un environnement marqué par les bouleversements technologiques.

 

Organisée à l’initiative de la Maison de la Presse du Mali, la rencontre ambitionne de créer un espace de réflexion sur les défis auxquels sont confrontés les médias africains. Les participants examineront notamment les transformations provoquées par le numérique, les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, qui redessinent profondément la manière de produire et de diffuser l’information.

 

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a souligné l’importance de permettre aux Africains de maîtriser davantage leur récit médiatique. Selon lui, la question ne se limite pas à l’accès à l’information, mais concerne aussi la capacité des pays du continent à construire leurs propres analyses et à faire entendre leur voix sur la scène internationale.

 

Les travaux du forum s’articulent autour de plusieurs panels et tables rondes destinés à dresser un état des lieux du paysage médiatique africain. Les échanges portent également sur la communication institutionnelle, les enjeux liés à la désinformation ainsi que les défis de la souveraineté informationnelle dans un monde hyperconnecté.

 

Au cours de la cérémonie, plusieurs intervenants, dont les responsables de la Maison de la Presse et du comité d’organisation, ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre les médias africains. L’objectif affiché est de favoriser une meilleure circulation de l’information produite sur le continent et de contribuer à une intégration accrue dans le domaine de la communication.

 

Abordant la situation du Sahel, le chef du gouvernement a estimé que les défis actuels dépassent le cadre strictement sécuritaire. Selon lui, les affrontements contemporains se déroulent également sur le terrain de l’information, où les États doivent faire face à de nouvelles formes d’influence et de confrontation.

 

À travers cette première édition du FOPAME, Bamako entend ainsi ouvrir un débat de fond sur la place des médias africains dans la construction des opinions publiques et dans la défense des intérêts stratégiques du continent. Les conclusions des travaux sont attendues comme une contribution aux réflexions sur l’avenir de l’écosystème médiatique africain.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

CCRP – Primature.

 

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