Mozambique : Joaquim Chissano plaide pour l'emploi afin de réduire les tensions liées à la xénophobie
- il y a 3 heures
- 1 min de lecture

« La réponse ne se limite pas à gérer les conséquences, elle passe aussi par la création d'opportunités. » C'est le message porté par l'ancien président mozambicain Joaquim Chissano, qui estime que le développement économique constitue la meilleure protection à long terme pour les citoyens de son pays confrontés aux violences xénophobes en Afrique du Sud.
S'exprimant mardi devant la presse à l'issue d'une conférence consacrée au rôle de Université Eduardo Mondlane dans la construction de l'État mozambicain, l'ancien chef de l'État a défendu une approche fondée sur l'emploi et l'autonomie économique. Selon lui, offrir davantage de perspectives professionnelles aux jeunes contribuerait à renforcer l'économie nationale tout en réduisant la dépendance à l'émigration.
Au-delà des enjeux économiques, Joaquim Chissano a insisté sur la nécessité d'une coopération étroite entre les autorités du Mozambique et de l'Afrique du Sud. Il a notamment appelé à maintenir un dialogue permanent entre les deux pays afin de mieux répondre aux difficultés rencontrées par les ressortissants mozambicains vivant sur le territoire sud-africain.
L'ancien président a également plaidé pour une régularisation rapide de la situation migratoire des Mozambicains concernés, estimant que cette démarche pourrait contribuer à améliorer leur protection et leurs conditions de vie.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où les actes de xénophobie visant des migrants en Afrique du Sud demeurent une préoccupation récurrente, relançant le débat sur les réponses économiques et diplomatiques à apporter à ce phénomène.
La Rédaction
Malikunafoni
Déclarations de Joaquim Chissano rapportées à l'issue de sa conférence de presse.




































Commentaires