Mines, coopération régionale et diaspora : l’exécutif trace ses priorités
- malikunafoninet
- il y a 20 heures
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« Nous devons sécuriser nos ressources tout en renforçant nos partenariats et la protection de nos concitoyens ». C’est dans cet esprit que le Conseil des ministres s’est réuni, le mercredi 28 janvier 2026, au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État. La session a été marquée par des décisions structurantes dans les secteurs minier, foncier, migratoire et sanitaire.
Le projet aurifère de Kobada relancé sous une nouvelle entité
Parmi les décisions phares figure le feu vert donné à la réorganisation juridique du projet aurifère de Kobada, dans le cercle de Kangaba (région de Koulikoro). Le gouvernement a autorisé le transfert du permis d’exploitation de grande mine d’or à la société Mines de Kobada S.A., nouvellement constituée selon le droit malien.
Ce projet, engagé depuis le début des années 2000, repose sur un gisement dont les études les plus récentes font état de réserves estimées à plus de 48 tonnes d’or métal. Longtemps freiné par des contraintes financières et techniques, le site connaît aujourd’hui une nouvelle dynamique, à la faveur du Code minier adopté en 2023 et de la restructuration de l’opérateur initial, devenu Toubani Resources.
Pour les autorités, cette évolution vise à sécuriser l’investissement, relancer l’exploitation et renforcer les retombées économiques nationales.
Un geste foncier au nom de la coopération avec la Guinée
Autre signal fort : le Mali a décidé de céder gratuitement à la République de Guinée une parcelle de 10 hectares située à Tomodo-Koumacra, dans la commune rurale de Benkadi. Cette décision s’inscrit dans la logique de réciprocité entre les deux pays.
En contrepartie, la Guinée met déjà à disposition du Mali un espace de 20 hectares à Kankan pour les entrepôts maliens, facilitant l’accès au port de Conakry et le transit des marchandises. Le futur site guinéen au Mali devrait accueillir des infrastructures logistiques destinées à fluidifier les échanges commerciaux et renforcer l’intégration sous-régionale.
Diaspora : assistance, dialogue et réintégration en 2025
Sur le front social, le gouvernement a dressé le bilan de son action en faveur des Maliens établis à l’extérieur. L’année 2025 a été marquée par des opérations de rapatriement volontaire, des actions humanitaires ciblées et l’appui à des projets portés par des migrants de retour.
Plusieurs mécanismes de concertation ont été mis en place pour mieux associer la diaspora aux politiques migratoires, dont la plateforme « Tounkan Blon » et un cadre national dédié à la réintégration. Les autorités soulignent également les efforts consentis pour valoriser l’apport économique et social de la diaspora, notamment à travers la promotion de l’investissement productif et l’organisation d’un forum international dédié.
Vigilance sanitaire malgré le recul de la dengue
Enfin, le Conseil a pris connaissance de l’évolution de la situation sanitaire nationale. Les autorités sanitaires observent une baisse des cas confirmés de dengue par rapport à la semaine précédente. Une tendance encourageante, mais jugée fragile.
Le Chef de l’État a appelé les populations à maintenir un strict respect des mesures de prévention, rappelant que la lutte contre les maladies repose autant sur l’action publique que sur le comportement individuel.
Une feuille de route entre ressources, solidarité et prudence
À travers ces décisions, l’exécutif affiche une volonté de conjuguer exploitation responsable des ressources, consolidation des partenariats régionaux et protection des citoyens, au pays comme à l’étranger. Autant de chantiers dont les effets concrets seront scrutés dans les mois à venir, à mesure que les textes adoptés entreront en application.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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