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Mali : mines, climat et relogement des sinistrés au cœur du Conseil des ministres

  • il y a 2 heures
  • 3 min de lecture

 

« Il est devenu indispensable de renforcer les mécanismes de contrôle face à la multiplication des infractions dans le secteur minier. » C’est dans ce contexte que les autorités maliennes ont décidé de franchir une nouvelle étape dans la régulation des activités extractives. Réuni le mercredi 11 mars au palais présidentiel de Koulouba à Bamako, le Conseil des ministres s’est tenu sous la présidence du chef de l’État, Assimi Goïta. Plusieurs décisions structurantes ont été prises, allant de la création d’une brigade spécialisée dans les mines à l’adoption d’un plan national pour moderniser la météorologie.

 

Une brigade spéciale pour lutter contre l’exploitation minière illégale

 

Face à la montée de l’orpaillage clandestin et du trafic de substances minérales, le gouvernement a décidé de mettre en place une Brigade spéciale des Mines.

 

Cette nouvelle structure, dotée de compétences nationales et de pouvoirs de police judiciaire, aura pour mission de renforcer la surveillance et la répression des activités illégales dans les zones minières.

 

Les autorités constatent en effet que les infractions liées à l’exploitation minière se sont progressivement structurées ces dernières années. Elles englobent notamment :

·         L’exploitation clandestine de l’or,

·         Le trafic de minerais,

·         L’utilisation de produits chimiques interdits,

·         Ainsi que des atteintes graves à l’environnement.

La brigade aura également pour rôle de contribuer à la protection et à la sécurisation des sites d’orpaillage et des carrières.

 

La météorologie au service de la souveraineté

 

Autre décision majeure : l’adoption d’un décret validant le Plan stratégique de développement de la météorologie pour la période 2026-2030.

 

À travers ce programme, l’État entend faire de la météorologie un véritable outil stratégique pour le pays. L’objectif est de produire des informations climatiques fiables afin d’aider à :

·         Anticiper les catastrophes naturelles,

·         Protéger les infrastructures,

·         Soutenir les secteurs économiques sensibles aux conditions climatiques.

Ce plan vise ainsi à renforcer les capacités technologiques nationales dans un contexte marqué par les effets du changement climatique.

 

Un nouveau site pour reloger des populations exposées aux inondations

 

Le Conseil des ministres a également validé l’affectation d’un terrain de plus de 92 hectares à Koumbé, dans le cercle de Koutiala.

 

Cette parcelle doit permettre de reloger une partie des habitants du village de Koumbé, régulièrement touché par des inondations. L’opération vise à offrir aux populations concernées un cadre de vie plus sûr et mieux aménagé.

 

Coopération financière et lutte contre le blanchiment

 

Lors de la réunion, le ministre de l’Économie et des Finances a également informé le gouvernement de la signature du mémorandum d’adhésion du Mali au Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest.

 

Cette démarche s’inscrit dans les efforts du pays pour renforcer son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Une évaluation nationale des risques dans ce domaine doit d’ailleurs débuter le 20 mars 2026, en préparation d’un examen international prévu en 2027.

 

Culture et artisanat à l’honneur

 

Sur le plan culturel, le gouvernement a annoncé la projection nationale d’un documentaire consacré à l’écrivain malien Yambo Ouologuem. Intitulé « Yambo Ouologuem, la blessure », le film du réalisateur sénégalais Kalidou Sy sera présenté dans plusieurs villes du pays entre le 26 et le 31 mars.

 

Dans le même esprit de promotion culturelle et économique, Bamako accueillera également la 12ᵉ Conférence des ministres de l’Organisation pour le Développement et la Promotion de l’Artisanat africain, un rendez-vous destiné à renforcer la place de l’artisanat dans les stratégies de développement du continent.

 

Situation sanitaire sous surveillance

 

Enfin, les autorités sanitaires ont signalé une baisse des cas confirmés de dengue au cours de la dernière semaine. Malgré cette évolution encourageante, le chef de l’État a appelé les populations à maintenir les mesures de prévention pour éviter toute reprise de la maladie.

 

À travers ces différentes décisions, le gouvernement malien entend simultanément renforcer la gouvernance économique, améliorer la gestion des risques climatiques et promouvoir la culture nationale, dans un contexte de refondation institutionnelle du pays.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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