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Le Ghana dénonce l’intervention américaine au Venezuela et appelle au respect de la souveraineté

  • 5 janv.
  • 2 min de lecture

 

« Les peuples doivent rester maîtres de leur destin politique », a martelé Accra face aux récents événements survenus à Caracas. Accra, 4 janvier 2026 — Le gouvernement ghanéen a exprimé sa vive préoccupation après l’enlèvement, aux premières heures de ce samedi, du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores par des hommes armés non identifiés. Les autorités ghanéennes évoquent une opération menée avec une « violence excessive », dans un contexte international déjà marqué par de fortes tensions autour du dossier vénézuélien.

 

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Accra affirme suivre l’évolution de la situation « avec gravité et inquiétude ». Le Ghana pointe notamment la position des États-Unis, qui continuent de reconnaître Juan Guaidó comme « président intérimaire » du Venezuela. Une posture jugée « préméditée » et dénoncée comme s’inscrivant dans une logique « impérialiste et coloniale », susceptible, selon Accra, de fragiliser l’ordre international.

 

Les autorités ghanéennes estiment que ce type de déclarations et d’actions crée un précédent dangereux, en portant atteinte au principe fondamental de la souveraineté des États. « Aucune nation ne devrait voir son avenir politique décidé de l’extérieur », souligne le communiqué, insistant sur le droit du peuple vénézuélien à choisir librement ses dirigeants par des voies démocratiques.

 

Le Ghana condamne ainsi fermement toute forme d’ingérence étrangère, qu’elle soit militaire, politique ou diplomatique, ainsi que les violations du droit international qui en découlent. Accra appelle la communauté internationale à la retenue et au respect strict des normes multilatérales régissant les relations entre États.

 

Alors que les réactions internationales se multiplient après ces événements au Venezuela, la position du Ghana pourrait contribuer à renforcer le débat au sein des organisations régionales et internationales sur les limites de l’ingérence et la protection de la souveraineté nationale.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

 

 

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