Le FMI salue la résilience économique du Mali et prévoit une croissance soutenue
- 21 juin 2025
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Malgré un contexte national et régional difficile, le Mali fait figure d’exception. Le Fonds monétaire international (FMI), à l’issue d’une mission achevée le 13 juin, a souligné la solidité des fondamentaux économiques du pays, tout en appelant à des réformes structurelles pour consolider les acquis.
« Le Mali, grâce à ses efforts constants et à sa gestion rigoureuse, se distingue comme un exemple de réussite économique dans un environnement régional souvent tumultueux », analyse Abdoul Karim Konaté, enseignant-chercheur à l’Université de Nouakchott, réagissant aux conclusions du FMI.
De passage à Bamako du 4 au 13 juin, une équipe du Fonds monétaire international a passé au crible la situation économique du pays. Verdict : l’économie malienne tient bon. La croissance est estimée à 4,7 % en 2024, un niveau stable malgré les secousses – crise énergétique, inondations, et baisse de la production aurifère liée à la fermeture d’une importante mine d’or.
Mieux encore, le FMI prévoit une accélération à 5,0 % en 2025, et jusqu’à 5,4 % en 2026, sous réserve de la reprise complète des activités minières. Une trajectoire qui contraste avec les dérives constatées dans certains pays de la sous-région, où des dettes dissimulées ont été révélées par la même institution.
Pour maintenir cette dynamique, le FMI appelle les autorités maliennes à « accroître les recettes intérieures, élargir l’assiette fiscale, notamment dans le secteur minier, et renforcer les capacités de l’administration fiscale et douanière ». Objectif : tendre vers le plafond de 3 % de déficit budgétaire fixé par l’UEMOA.
Le FMI insiste aussi sur la nécessité d’améliorer la gouvernance budgétaire, de renforcer le contrôle des entreprises publiques — particulièrement Énergie du Mali — et d’instaurer un cadre réglementaire plus attractif pour l’investissement étranger.
Durant son séjour, la délégation a rencontré plusieurs hauts responsables maliens, dont le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, celui de la Justice, Mamoudou Kassogué, ainsi que le directeur national de la BCEAO, Baréma Bocoum.
Dans un climat régional souvent instable, le FMI confirme donc la solidité économique du Mali, tout en traçant une feuille de route exigeante pour transformer cette résilience en moteur de développement durable.
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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