L’ambassade du Mali en France répond au journal français La Croix après un article sur l’Azawad
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« Attribuer le nom “Touaregs” aux terroristes du FLA sonne comme une insulte à la grande communauté touarègue du Mali. » Par cette déclaration ferme, l’ambassade du Mali en France a vivement réagi à un article publié le 18 mai 2026 par le quotidien français La Croix, intitulé « Les Touaregs à la conquête de l’Azawad, dans le nord du Mali ».
Dans un droit de réponse rendu public depuis Paris, la représentation diplomatique malienne accuse le journal français d’avoir présenté une lecture « partielle » et « biaisée » de la situation sécuritaire dans le nord du Mali. Selon l’ambassade, l’article donne une visibilité à des groupes armés qualifiés de terroristes, tout en ignorant les réalités militaires et sociales du terrain.
Les autorités maliennes contestent surtout l’utilisation du terme « Touaregs » pour désigner les combattants du Front de Libération de l’Azawad (FLA). Elles estiment que cette appellation crée une confusion entre une communauté et des groupes armés, alors que, selon le communiqué, de nombreuses populations touarègues vivent elles-mêmes sous la menace des violences dans le nord du pays.
Le document critique également l’emploi du mot « Azawad ». L’ambassade affirme que cette notion ne correspond à aucune entité territoriale reconnue au Mali et reproche au média français de ne pas avoir suffisamment consulté historiens et spécialistes avant publication.
Au-delà de la polémique médiatique, Bamako veut surtout défendre l’action des Forces armées maliennes. Le texte insiste sur les opérations menées dans plusieurs régions, y compris à Kidal, pour restaurer la sécurité et renforcer l’autorité de l’État. Les autorités assurent que l’armée agit dans le respect des droits humains et du droit international humanitaire.
L’ambassade appelle enfin à un traitement « équilibré et impartial » de l’information sur le Mali, particulièrement sur les questions liées à la sécurité et à la stabilité du pays. Elle invite les médias à multiplier les recoupements de sources et à consulter toutes les parties concernées avant publication.
Ce droit de réponse, signé à Paris le 20 mai 2026, intervient dans un contexte où la bataille de la communication autour de la crise malienne reste aussi sensible que les affrontements sur le terrain.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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