L’AES dénonce une “ingérence” européenne dans le dossier Bazoum
- 21 mars
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« La Confédération des États du Sahel n’a ni injonctions ni leçons de gouvernance à recevoir. » Le ton est ferme dans le communiqué publié par la Confédération des États du Sahel après l’adoption, le 12 mars 2026, d’une résolution du Parlement européen portant sur la situation de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum.
Réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont exprimé leur vive indignation face à ce texte adopté par l’institution européenne. Selon l’organisation sahélienne, cette initiative constitue une intervention inacceptable dans les affaires internes d’un État souverain.
Une résolution jugée partiale
Dans son communiqué, l’AES estime que la résolution européenne, qui évoque la détention de l’ancien chef d’État nigérien, s’inscrit dans une démarche sélective. L’organisation accuse l’institution européenne d’ignorer certaines crises et violences qui touchent la région depuis de nombreuses années.
Les autorités de la confédération reprochent également aux initiateurs du texte de fermer les yeux sur les souffrances des populations civiles confrontées à l’insécurité persistante au Sahel. Pour l’AES, cette attitude traduirait une lecture biaisée de la situation régionale.
Une critique du « paternalisme »
Le communiqué va plus loin en dénonçant ce que les dirigeants de la confédération considèrent comme un « paternalisme » hérité d’une époque coloniale révolue. Selon eux, certains responsables politiques européens chercheraient à défendre des intérêts économiques et stratégiques en s’appuyant sur ce type de résolution.
L’AES affirme par ailleurs que plusieurs députés européens auraient soutenu ce texte sans nécessairement mesurer toutes les réalités politiques et sécuritaires de la région.
L’AES réaffirme son orientation politique
Pour la confédération sahélienne, la résolution du Parlement européen ne peut influencer la trajectoire politique engagée par les États membres. Les autorités insistent sur la nouvelle dynamique politique, économique et sociale qu’elles disent avoir enclenchée au sein de l’espace confédéral.
Le communiqué a été rendu public le 19 mars 2026 à Ouagadougou et signé par Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso et président en exercice de la Confédération des États du Sahel.
Cette réaction illustre les tensions persistantes entre plusieurs capitales sahéliennes et certaines institutions européennes, dans un contexte où les équilibres diplomatiques de la région continuent d’évoluer.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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