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<< L’abrogation n’est pas une dissolution » : vers un nouveau cadre de gestion des partis politiques au Mali

  • 13 mai 2025
  • 1 min de lecture

Bamako, 12 mai 2025 « Cette abrogation ne remet pas en cause le multipartisme », a tenu à rassurer Souleymane Dé, président de la commission loi, lors de la plénière du Conseil National de la Transition (CNT). Réuni ce lundi à Bamako, le CNT a adopté, à une écrasante majorité (130 voix pour, 2 contre), l’abrogation de la charte des partis politiques (loi n°05-047) et de la loi portant statut de l’opposition politique (n°2015-007).

 

Selon M. Dé, cette décision vise à « freiner la délivrance automatique de récépissés » et à ouvrir la voie à une « nouvelle configuration législative ». Une position partagée par le ministre délégué chargé des réformes politiques, Mamani Nassiré, qui y voit une opportunité pour « bâtir un cadre juridique conforme aux aspirations du peuple et à notre souveraineté ».

 

Cette réforme intervient dans un contexte tendu. Le gouvernement avait déjà suspendu, début avril, les activités des partis et associations à caractère politique. Une mesure qui continue de susciter des réactions. Le barreau du Mali, dans un communiqué daté du 8 mai, a appelé au respect de l’État de droit et à l’instauration d’un dialogue national inclusif. De leur côté, des experts de l’ONU s’inquiètent d’une possible violation des engagements internationaux du Mali.

 

Pour les autorités, cependant, cette réorganisation vise à mieux encadrer la vie politique et à freiner la prolifération des partis. « Il ne s’agit pas de faire table rase, mais de refonder », insiste-t-on au sein du gouvernement.

 

Un chantier politique s’ouvre donc, sous haute surveillance nationale et internationale.

Malikunafoni

 

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