Koulouba : la solidarité sahélienne s’exprime après la disparition du Général Sadio Camara
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« Nous poursuivrons ce combat avec encore plus de détermination pour honorer sa mémoire. » Par ces mots, le ministre burkinabè de la Défense, le Général Célestin Simporé, a résumé l’état d’esprit de la délégation de la Confédération des États du Sahel (AES), reçue jeudi au palais de Koulouba.
Quelques jours après la mort du Général d’armée Sadio Camara, tombé lors d’une attaque à Kati le 25 avril, le Mali a reçu un soutien appuyé de ses partenaires sahéliens. Dépêchés par le Burkina Faso et le Niger, les émissaires sont venus transmettre un message de compassion, mais aussi de fermeté face à la menace sécuritaire.
Au cœur de cette visite, une volonté claire : afficher l’unité de l’AES dans un contexte marqué par des attaques visant, selon les autorités, à fragiliser la transition malienne et à entamer la dynamique souverainiste engagée dans la région. Pour la délégation, l’attaque qui a coûté la vie au haut responsable militaire s’inscrit dans une logique de déstabilisation plus large.
Reçu par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, le groupe a également réaffirmé que la lutte contre les groupes armés se poursuivra sans relâche. Une manière de transformer le deuil en engagement renforcé.
De son côté, le chef de l’État malien a salué ce déplacement, qu’il a présenté comme un symbole fort de fraternité et de convergence stratégique entre les pays membres de l’AES.
Au-delà de l’émotion, cette séquence diplomatique confirme une tendance : face aux défis sécuritaires, les États du Sahel cherchent à resserrer les rangs et à inscrire leur coopération dans la durée. Une orientation qui pourrait se traduire, dans les prochains mois, par des actions conjointes plus visibles sur le terrain.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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