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Kabala : quand la culture devient le langage de la paix

 

« Là où les armes échouent, la culture peut encore rapprocher les cœurs », confiait un participant à la soirée culturelle organisée le 23 août au Centre d’Entraînement des Sportifs d’Élite de Kabala. Sous le signe de l’Année de la Culture 2025, décrétée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, l’événement s’est voulu un hymne à l’unité et à la réconciliation nationale.

 

Une soirée placée sous le sceau du vivre-ensemble

 

Au programme : chants, danses et prestations artistiques venues de différentes régions du Mali. Dans une atmosphère festive, les artistes ont fait vibrer le public autour des valeurs de paix, de cohésion et de fraternité. L’art, rappelait un intervenant, « reste un ciment puissant pour retisser les liens d’une nation marquée par les épreuves ».

 

Des autorités mobilisées

 

La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment le Ministre de la Réconciliation, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué. Le Ministre de la Culture, Mamou Daffé, représenté par son chef de cabinet intérimaire, Salia Malé, a salué l’initiative. Il a félicité à la fois les artistes, les sportifs et la commission d’organisation de la Super Coupe du Président de la Transition pour avoir su allier culture et sport au service de la paix.

 

Une édition spéciale de la Super Coupe

 

Cette soirée culturelle s’inscrivait dans le cadre des activités entourant la Super Coupe du Président de la Transition, compétition sportive de prestige. Mais au-delà du sport, cette édition 2025 a voulu faire de la culture un pilier central, confirmant le choix politique de consacrer l’année en cours à la valorisation du patrimoine et de la créativité malienne.

 

La culture comme instrument de réconciliation

 

Dans un pays en quête de stabilité et toujours confronté aux défis sécuritaires, la place donnée à la culture prend une dimension particulière. Elle n’est plus perçue uniquement comme divertissement, mais comme outil de résilience et de reconstruction nationale.

 

En clôture, les organisateurs ont rappelé que la culture, au même titre que l’économie ou la diplomatie, doit contribuer à bâtir le « Mali nouveau ». Un message qui a trouvé un écho fort chez les participants : « Si nous chantons et dansons ensemble, alors nous pouvons aussi construire ensemble », glissait un jeune artiste de Ségou, sourire aux lèvres.

 

Oura KANTÉ

Malikunafoni

 

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