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Journée internationale des migrants : la culture au cœur de l’engagement de la diaspora malienne

  • 18 déc. 2025
  • 2 min de lecture

 

« La mobilité humaine, lorsqu’elle est comprise et valorisée, devient une force de développement et de dialogue. » C’est autour de cette vision que s’est tenu, ce jeudi 18 décembre 2025 à Bamako, un panel de haut niveau organisé par le Ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, dans le cadre de la Journée internationale des migrants.

 

Placée sous le thème « Migrations et promotion culturelle : la contribution des Maliens établis à l’extérieur », la rencontre a été coanimée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Elle a permis de mettre en lumière le rôle stratégique de la diaspora dans le rayonnement culturel et diplomatique du Mali.

 

Intervenant sur le renforcement de la diplomatie culturelle, le chef de la diplomatie malienne s’est appuyé sur l’histoire pour illustrer la capacité ancienne du Mali à se projeter au-delà de ses frontières. Il a notamment évoqué l’expédition de l’empereur Abubakar II vers les côtes américaines, bien avant l’arrivée de Christophe Colomb, symbole selon lui de l’esprit d’aventure, d’ouverture et de créativité qui caractérise la civilisation malienne.

 

Pour Abdoulaye Diop, cette profondeur historique et cette richesse culturelle constituent aujourd’hui un atout majeur d’influence internationale. La culture, a-t-il souligné, représente également un levier économique important à travers la structuration et la promotion des industries culturelles et artistiques, capables de contribuer durablement au développement national.

 

Dans ce contexte, la diaspora malienne apparaît comme un acteur central. Par ses transferts financiers, ses initiatives économiques, mais aussi par son engagement culturel et citoyen dans les pays d’accueil, elle participe à la fois à l’essor du Mali et à celui des sociétés qui l’accueillent. Le ministre a toutefois dénoncé l’usage différencié, voire discriminatoire, des termes « migrant » et « expatrié », souvent employés selon l’origine africaine ou européenne des personnes concernées.

 

Décrite comme un moyen de communication de cœur à cœur et un puissant facteur de cohésion sociale, la culture a été présentée comme un vecteur essentiel d’influence et d’identité nationale. À ce titre, Abdoulaye Diop a appelé les Maliens de l’extérieur à renforcer leur engagement politique et citoyen dans les pays d’accueil, tout en assumant pleinement leur rôle d’ambassadeurs de la culture malienne.

 

Le ministre a également encouragé la promotion et la dynamisation des centres culturels maliens à l’étranger, dans une logique de partenariats renforcés, afin de mieux diffuser les valeurs humaines, historiques et artistiques du Mali.

 

En conclusion, Abdoulaye Diop a soutenu que la mobilité humaine, loin d’être une contrainte, peut devenir un moteur de créativité, un levier de développement et un vecteur de paix. Une orientation qui invite à faire des migrations un espace de solidarité et de prospérité partagée, au service du dialogue entre les peuples.

 

Oura KANTE

 Malikunafoni

Bureau de l’Information et de la Presse / MAECI

 

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