Iran : des infrastructures de transport touchées par des frappes, la tension militaire s’intensifie
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture

« L’Iran pourrait être détruit en une seule nuit ». Cette mise en garde lancée par le président américain Donald Trump a encore accentué la tension autour du conflit opposant Iran à Israël et aux États-Unis, alors que plusieurs infrastructures civiles iraniennes ont été visées par des frappes aériennes mardi.
Selon des responsables iraniens cités par les médias d’État, plusieurs installations de transport ont été endommagées dans différentes régions du pays. Parmi elles figurent notamment des ponts, des routes stratégiques et des lignes ferroviaires, ce qui a perturbé la circulation et provoqué des victimes.
Des ponts et axes ferroviaires ciblés
Près de la ville sainte de Qom, située à environ 150 kilomètres au sud de Téhéran, un pont a été touché lors d’une attaque. Un autre ouvrage supportant une voie ferrée a également été frappé dans la ville de Kashan, dans le centre du pays.
D’après Akbar Salehi, vice-gouverneur de la province d’Ispahan Province, l’attaque sur Kashan a causé la mort de deux personnes et fait trois blessés. L’information a été relayée par l’agence de presse officielle IRNA.
Les dégâts ont également affecté le réseau ferroviaire en périphérie de la capitale. Des frappes ont été signalées sur des voies à Karaj, à l’ouest de Téhéran. Des images diffusées par le site judiciaire Mizan montrent des secouristes du Croissant-Rouge évacuant un blessé sur une civière.
Une autoroute stratégique fermée
Au nord-ouest du pays, une portion de l’autoroute reliant Tabriz à Téhéran a dû être fermée après qu’un pont autoroutier a été touché par une frappe, selon les Corps des gardiens de la révolution islamique.
Ces attaques contre les infrastructures de transport ont rapidement provoqué des perturbations à grande échelle. Par mesure de sécurité, les autorités ont suspendu tous les trains à destination et en provenance de Mashhad, deuxième ville du pays située dans le nord-est.
Craintes d’autres frappes
Cette décision intervient après un avertissement attribué à Israël appelant la population iranienne à éviter les déplacements en train, ce qui a alimenté la crainte de nouvelles frappes visant le réseau ferroviaire.
Des mesures similaires ont été prises dans la province pétrolière du Khouzestan, dans le sud-ouest de l’Iran, où les autorités ont également suspendu certains services ferroviaires.
Par ailleurs, des coupures d’électricité ont été signalées dans certaines zones de Karaj et dans la ville voisine de Fardis, après que des lignes de transport d’énergie et un poste de transformation ont été endommagés.
Un climat d’escalade régionale
De son côté, l’armée israélienne a confirmé avoir mené une série d’opérations visant des « infrastructures », sans donner davantage de détails sur la nature exacte des cibles.
Dans ce contexte de forte escalade, Washington a également lancé un ultimatum concernant le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial de pétrole. Les autorités américaines exigent sa réouverture rapide, sous peine d’une riposte militaire.
Alors que les frappes semblent désormais toucher des infrastructures civiles essentielles, les observateurs redoutent que le conflit ne franchisse un nouveau seuil, avec des conséquences potentiellement majeures pour la stabilité de toute la région.
La Rédaction
Malikunafoni




































Commentaires