Insertion des jeunes ruraux : un projet de 2,5 milliards FCFA officiellement lancé
- 25 déc. 2025
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Cinq ans, 2,5 milliards de FCFA et des centaines d’emplois attendus. Le projet « Contribution à l’Insertion Professionnelle et au renforcement de la Résilience des Jeunes en milieu rural au Mali » (CIJR) a officiellement démarré ses activités le mercredi 24 décembre 2025, sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck.
La cérémonie de lancement s’est tenue en présence des membres du cabinet ministériel, des responsables des services techniques, des représentants des régions concernées, de la FAO, des organisations professionnelles, du secteur privé et d’acteurs de la société civile. Elle a été ponctuée par plusieurs interventions institutionnelles, une présentation détaillée des activités du projet et une photo de famille marquant le coup d’envoi officiel.
Prenant la parole au nom du Conseil régional de Sikasso, Amidou Bangaly, directeur du Centre régional des ressources, a souligné que le CIJR s’inscrit dans les priorités de développement du Kénédougou. Selon lui, la réussite du projet dépendra surtout d’une coordination étroite entre services techniques, collectivités territoriales et partenaires techniques et financiers.
Même son de cloche du côté des autorités régionales. Ibrahim Mahamane, conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Sikasso, a rappelé que la région, considérée comme le grenier agricole du Mali, offre un environnement favorable à la réussite du projet, grâce à la fertilité de ses terres, à son potentiel humain et à un savoir-faire agricole éprouvé.
Dans son allocution, la ministre Oumou Sall Seck a replacé le projet dans la vision des plus hautes autorités de la Transition. Elle a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans la refondation nationale, rappelant qu’une jeunesse formée, insérée et économiquement autonome constitue un levier essentiel pour bâtir un Mali souverain et prospère.
Le projet CIJR s’aligne, a-t-elle précisé, sur la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), qui fait de l’agriculture, de la diversification des activités rurales et de l’emploi des jeunes des priorités nationales. Sa mise en œuvre concernera les régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala, à travers une approche combinant formation pratique, écoles de terrain pour jeunes agriculteurs (JFFLS) et partenariats public-privé.
Doté d’un budget national de 2,5 milliards de FCFA pour une durée de cinq ans, le CIJR ambitionne de créer au moins 300 nouveaux emplois et d’améliorer les conditions de 600 emplois existants, au profit des jeunes femmes et hommes en milieu rural. Les résultats attendus devraient renforcer les compétences productives, faciliter l’insertion dans les chaînes de valeur agricoles et améliorer la compétitivité des bénéficiaires sur les marchés.
Au-delà de l’emploi, ce projet entend contribuer à la vision de long terme « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », axée sur l’indépendance économique et l’émergence d’un Mali apaisé. Les prochaines étapes porteront sur le déploiement effectif des activités sur le terrain, attendues avec beaucoup d’espoir par les jeunes ruraux des régions ciblées.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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