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Incendie au marché de Médine : une nuit de chaos qui relance le débat sur la sécurité des marchés

  • 17 févr.
  • 2 min de lecture

 

« Quand nous sommes arrivés, le feu avait déjà gagné plusieurs rangées de boutiques. Il fallait agir vite. » Ce témoignage résume l’intensité de la nuit qu’a connue le marché de Médine, plus connu sous le nom de Soukounikoura, entre le 15 et le 16 février 2026 à Bamako.

 

Aux alentours de minuit, un violent incendie s’est déclaré au cœur de ce grand espace commercial, l’un des plus fréquentés de la capitale. En quelques instants, les flammes, attisées par la présence de marchandises inflammables, ont plongé commerçants et riverains dans l’angoisse, causant d’importantes pertes matérielles.

 

Une course contre la montre dans un environnement à haut risque

 

Alertés en pleine nuit, les services de la Protection civile ont immédiatement déployé un important dispositif de secours. Sous la coordination du Directeur régional de la Protection civile du District de Bamako, les équipes ont dû composer avec une réalité bien connue des marchés urbains : des voies étroites, difficilement praticables, qui ralentissent l’accès des engins d’intervention.

 

Pour éviter un embrasement généralisé du site, l’opération a été pensée en plusieurs zones distinctes. Chaque secteur a été attaqué simultanément, afin de contenir le feu et de limiter sa propagation d’un îlot commercial à un autre. Cette stratégie a permis de sauver une partie des marchandises, malgré la violence du sinistre.

 

Présence des autorités et message aux commerçants

 

Sur les lieux, les autorités gouvernementales se sont rendues pour constater l’ampleur des dégâts et encourager les équipes engagées. Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile a salué le courage et le professionnalisme des sapeurs-pompiers, tout en rappelant que l’enquête se poursuit pour déterminer l’origine exacte de l’incendie.

 

De son côté, le Ministre de l’Industrie et du Commerce a exprimé la solidarité du Gouvernement envers les commerçants touchés, soulignant l’impact économique et social d’un tel drame, survenu à la veille du mois de Ramadan, période cruciale pour l’activité commerciale.

 

Des dysfonctionnements une nouvelle fois pointés du doigt

 

Au-delà de l’émotion, l’incendie remet en lumière des problèmes structurels récurrents : encombrement des allées, non-respect des normes d’aménagement, installations précaires. Le Vice-président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali a ainsi appelé à une réorganisation des espaces marchands, insistant sur la nécessité de dégager les voies d’accès pour faciliter l’intervention rapide des secours.

 

Prévenir plutôt que subir

 

Dans un communiqué, la Direction Générale de la Protection civile a rappelé que la sécurité des marchés repose sur une responsabilité collective. Elle exhorte commerçants, gestionnaires et usagers à respecter les règles en vigueur, condition indispensable pour prévenir les incendies et réduire leurs conséquences.

 

Alors que les enquêtes se poursuivent, cet incendie relance un débat crucial : comment concilier dynamisme commercial et sécurité dans les grands marchés urbains de Bamako ? Une question qui pourrait, à terme, conduire à de nouvelles mesures de prévention et de réaménagement.

 

La Rédaction

Malikunafoni

 

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