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Guinée équatoriale : un audit fait économiser 16 milliards de FCFA à l’État sur un chantier stratégique

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

 

« Chaque franc public doit être justifié. » Cette logique semble avoir guidé les autorités équato-guinéennes dans l’examen de plusieurs contrats liés à la construction de la future capitale administrative du pays, Ciudad de la Paz, également connue sous le nom de Djibloho.

 

À l’issue d’un contrôle approfondi mené par un cabinet international indépendant, la facture présentée par le groupe français Sogea Satom pour différents travaux d’infrastructures a été considérablement revue à la baisse. Le montant initialement estimé à 35 milliards de FCFA a finalement été ramené à 19 milliards, soit une économie de 16 milliards de FCFA pour les finances publiques.

 

L’annonce a été faite sous l’impulsion du vice-président de la République, Teodoro Nguema Obiang Mangue, qui a supervisé ce processus de vérification. Les projets concernés portent notamment sur des infrastructures routières et des aménagements urbains réalisés dans le cadre du développement de Ciudad de la Paz, ville appelée à accueillir plusieurs institutions administratives du pays.

 

Au-delà des chiffres, cette opération illustre l’importance croissante des mécanismes de contrôle dans la gestion des investissements publics. L’intervention d’experts indépendants a permis de réévaluer certains coûts et d’aboutir à une renégociation du montant réclamé, démontrant qu’un examen technique rigoureux peut générer des économies substantielles.

 

Cette expérience pourrait inspirer d’autres pays africains confrontés à des défis similaires dans la conduite de grands projets d’infrastructures. Les audits externes, les contre-expertises et le suivi renforcé des contrats apparaissent de plus en plus comme des outils essentiels pour garantir une utilisation efficace des ressources publiques.

 

Dans un contexte où les besoins en éducation, en santé et en accès aux services de base demeurent importants, les sommes économisées grâce à une meilleure gouvernance budgétaire peuvent représenter un levier significatif pour financer des priorités nationales. L’exemple équato-guinéen relance ainsi le débat sur la transparence et le contrôle des dépenses dans les grands chantiers du continent.

 

La Rédaction

Malikunafoni

 informations communiquées par les autorités équato-guinéennes sur la réévaluation des coûts des infrastructures de Ciudad de la Paz.

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