Guinée : le secteur privé associé à un nouveau projet sur la migration de travailleurs en Afrique de l’Ouest
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« La migration de main-d’œuvre doit devenir un levier de développement et non un facteur de précarité. » Cette idée a dominé les échanges lors d’une rencontre organisée le 13 avril 2026 à Conakry entre la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI) et l’Organisation Internationale du Travail (OIT).
La réunion, tenue au siège du patronat guinéen, s’inscrit dans les préparatifs du lancement du projet AGRIDOM II, un programme destiné à améliorer la gestion des migrations de travailleurs dans plusieurs secteurs clés de l’économie ouest-africaine.
Une initiative centrée sur l’agriculture et le travail domestique
Au cœur de cette initiative figure la volonté de mieux organiser les déplacements de travailleurs dans des activités fortement marquées par la mobilité régionale, notamment l’agriculture et le travail domestique. Le projet met particulièrement l’accent sur le corridor migratoire reliant la Guinée et la Côte d’Ivoire, deux pays où ces flux de travailleurs sont fréquents.
AGRIDOM II vise ainsi à renforcer les mécanismes de gouvernance des migrations professionnelles, tout en favorisant des conditions d’emploi respectueuses des normes du travail. L’objectif est également d’accompagner les entreprises et les institutions afin de mieux encadrer ces mobilités, souvent essentielles pour les économies locales.
Une mission technique de l’OIT en appui
La délégation de l’OIT présente à Conakry provenait de l’équipe régionale d’appui au travail décent basée à Dakar. Elle était conduite par Samira Daoud, responsable du bureau exécutif du Bureau international du Travail dans la capitale sénégalaise, accompagnée de Amadou Sakho, chargé du programme AGRIDOM, et de Aminata Ndiaye, responsable de la communication.
Du côté du patronat guinéen, la séance de travail était présidée par Alimou Yali Bah, président par intérim de la CGE-GUI, en présence de représentants d’entreprises membres et de responsables du secrétariat général de l’organisation.
Le rôle clé du secteur privé
Les discussions ont largement porté sur l’implication du secteur privé dans la régulation des migrations de travailleurs. Les participants ont insisté sur la contribution des entreprises à la promotion d’un travail décent, mais aussi à l’amélioration de la productivité et de la compétitivité dans les économies de la sous-région.
Pour les deux partenaires, la participation active des employeurs est indispensable afin de rendre les politiques migratoires plus efficaces et mieux adaptées aux réalités du marché du travail.
Vers un partenariat durable
Au terme de la rencontre, l’OIT et la CGE-GUI ont convenu de renforcer leur collaboration et de maintenir un dialogue régulier autour des questions de migration professionnelle.
Le lancement officiel du projet AGRIDOM II à Conakry devrait constituer la prochaine étape de cette coopération. Les initiateurs du programme espèrent qu’il contribuera à structurer davantage les mouvements de travailleurs en Afrique de l’Ouest, tout en améliorant leurs conditions d’emploi et leur protection sociale.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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