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Guinée : l’ancien officier Aboubacar Diakité, dit « Toumba », meurt en détention après une urgence médicale

  • il y a 13 heures
  • 2 min de lecture

 

C’est une information qui a bouleversé la soirée du mercredi 25 mars 2026. Le commandant Aboubacar Diakité, connu sous le surnom de « Toumba », est décédé à l’hôpital militaire de Conakry, où il avait été transféré en urgence deux jours plus tôt. Il purgeait une peine à la maison d’arrêt de Coyah.

 

L’annonce a été faite dans la journée par la Direction nationale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion. Selon le communiqué officiel, l’ancien militaire, figure controversée des dernières années politiques guinéennes, souffrait depuis plusieurs semaines de douleurs abdominales persistantes.

 

Dix jours avant sa mort, le 4 mars, une équipe médicale composée d’un chirurgien et d’un cardiologue du CHU Ignace Deen avait déjà constaté une tuméfaction au niveau du ventre, de la constipation chronique et des troubles du sommeil. Ces experts s’étaient rendus à la prison en présence du procureur et de l’avocat du détenu, Me Lancelot Sylla.

 

Mais dans la nuit du 23 mars, son état s’est brutalement aggravé. Un malaise a nécessité une évacuation sanitaire immédiate. C’est à l’hôpital militaire que les médecins ont tenté de le stabiliser, sans succès.

 

Le décès a été officiellement enregistré à 4 heures 35 du matin, ce mercredi. Les soignants qui l’ont suivi évoquent une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée. En clair, une infection grave de l’abdomen, conséquence d’une complication chirurgicale non traitée à temps.

 

La direction des services pénitentiaires affirme que le détenu a été pris en charge conformément aux règles en vigueur. Elle précise qu’un rapport détaillé sera transmis à la justice, afin que les autorités puissent, si nécessaire, tirer les conséquences juridiques de ce décès en milieu carcéral.

 

Pour l’instant, aucune réaction officielle n’a été rendue publique du côté de la famille ou des avocats. Mais ce décès, survenu dans des conditions qui interrogeront sans doute sur le délai de prise en charge et la gravité de l’état de santé du prisonnier, relance une fois de plus le débat sur les conditions de détention et l’accès aux soins des personnes incarcérées en Guinée.

 

La direction pénitentiaire a présenté ses condoléances aux proches du défunt. Reste à savoir maintenant si la justice ordonnera des investigations complémentaires pour éclaircir les circonstances précises de cette mort annoncée par les médecins, mais survenue trop tard pour être évitée.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

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