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Gouvernance, citoyenneté et réformes : l’exécutif trace ses priorités de début d’année

 

« Il faut rapprocher l’action publique des citoyens pour qu’elle produise des résultats visibles ». C’est dans ce contexte que le Conseil des ministres s’est réuni, mercredi 7 janvier 2026, au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition et Chef de l’État.

 

Une nouvelle étape dans la décentralisation environnementale

 

Parmi les décisions majeures issues de cette session figure l’adoption de deux projets de décret réorganisant les compétences transférées de l’État aux collectivités territoriales dans les domaines de l’assainissement, de la lutte contre les pollutions et de la gestion des ressources forestières et fauniques.

 

Ces textes s’inscrivent dans la continuité de la réforme territoriale engagée après la suppression des cercles comme collectivités territoriales. Ils redéfinissent désormais les rôles respectifs des communes, des régions et du District de Bamako, tout en précisant l’accompagnement technique que doivent assurer les services centraux et déconcentrés du ministère de l’Environnement. L’enjeu est d’assurer une meilleure gouvernance locale des questions environnementales, tout en évitant les chevauchements de compétences.

 

Des nominations pour renforcer l’appareil d’État

 

Le Conseil a également procédé à plusieurs nominations, notamment dans les secteurs diplomatique, financier et agricole. Ces décisions concernent aussi bien l’administration centrale que les représentations du Mali à l’étranger, avec l’objectif de consolider la gestion administrative et financière et d’améliorer l’efficacité de l’action publique.

 

Citoyenneté et cohésion sociale à l’agenda gouvernemental

 

Au chapitre des communications, l’exécutif a été informé de l’organisation prochaine de la deuxième édition de « La Nuit du Citoyen », prévue le 22 janvier 2026 à Bamako et à Kati. Cette initiative vise à valoriser les comportements civiques et à encourager l’engagement citoyen dans les dynamiques de développement local et national.

 

Autre temps fort annoncé : la commémoration de la Journée internationale du 6 février consacrée à la lutte contre les mutilations génitales féminines. Placée sous un thème axé sur le rôle des autorités et des légitimités traditionnelles, cette journée entend renforcer la sensibilisation et le plaidoyer pour l’abandon de cette pratique, à travers des actions de terrain et des débats publics dans la capitale et les régions.

 

Intégration économique et reconnaissance internationale

 

Le gouvernement a par ailleurs pris connaissance des conclusions de la troisième réunion des ministres chargés de l’Industrie et du Commerce de la Confédération des États du Sahel, tenue à Niamey. Les échanges ont porté sur la transformation structurelle des économies et la construction d’un espace économique intégré, avec l’adoption de plusieurs documents stratégiques et accords entre acteurs publics et privés.

 

Sur le plan continental, le Mali s’est distingué lors de la 65ᵉ session du Conseil d’administration de l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle, où son dispositif national a été reconnu pour sa performance, illustrant une dynamique positive dans le domaine de la propriété industrielle.

 

Vigilance sanitaire et appel à la prévention

 

Enfin, le Conseil des ministres a été informé de l’évolution de la situation épidémiologique, marquée par une hausse des cas de dengue. Face à ce constat, le Chef de l’État a appelé les populations à observer rigoureusement les mesures de prévention afin de limiter la propagation des maladies.

 

À travers ces décisions et annonces, l’exécutif affiche une volonté de conjuguer réformes institutionnelles, engagement citoyen et vigilance sociale, dessinant ainsi les grandes orientations de l’action gouvernementale pour le début de l’année 2026.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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