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Gao : le Tombeau des Askia retrouve une nouvelle vie après sa réhabilitation

  • il y a 5 minutes
  • 2 min de lecture

 

« La sauvegarde de notre patrimoine est une responsabilité collective, surtout pour les jeunes générations. » C’est par cet appel à l’engagement que les autorités ont marqué la fin des travaux de restauration du Tombeau des Askia, à Gao, lors d’une cérémonie organisée le 17 avril 2026.

 

Situé au cœur de la cité historique de Gao, le Tombeau des Askia représente l’un des symboles les plus forts de l’histoire du Empire Songhaï. Construit en 1495 sous le règne de Askia Mohamed, ce monument en banco témoigne encore aujourd’hui de la puissance et du rayonnement de cette civilisation ouest-africaine. Depuis 2004, il figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, reconnaissance de sa valeur historique et culturelle universelle.

 

Les travaux récemment achevés visaient avant tout à préserver cette architecture de terre fragilisée par le temps. Les équipes techniques ont procédé à plusieurs interventions majeures : consolidation des piliers, allègement du toit pour réduire la pression exercée par le banco, renouvellement des charpentes et renforcement global de la structure. Le chantier a mobilisé des architectes spécialisés dans les constructions en terre, ainsi que des artisans maçons de Gao, afin de respecter les techniques traditionnelles.

 

Le projet a été conduit par le ministère chargé de la Culture avec l’appui de partenaires internationaux, notamment l’UNESCO et la Fondation ALIPH, organisation engagée dans la protection du patrimoine en zones de crise.

 

Représentant le ministre Mamou Daffé, le conseiller technique Mamadou Cissé a salué un chantier décisif pour la sauvegarde du site. Selon lui, cette restauration constitue une étape importante dans les efforts visant à retirer le monument de la liste du patrimoine mondial en péril.

 

La cérémonie s’est conclue par une visite du monument restauré. Autorités, partenaires et habitants ont ainsi pu découvrir les travaux réalisés et mesurer l’importance de cette initiative pour la mémoire historique de Gao.

 

Au-delà de la restauration d’un édifice, ce projet rappelle l’enjeu plus large de la transmission du patrimoine culturel malien. Sa préservation dépendra désormais de l’implication des communautés locales et des générations futures, appelées à protéger ce témoin majeur de l’histoire du pays.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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