Forum International de l’Entrepreneuriat : le Mali veut transformer ses ressources en richesse locale
- 25 mars
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« Pourquoi continuer à exporter nos ressources à l’état brut et laisser ailleurs la création de valeur ? » La question posée par la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a donné le ton de la 11ᵉ édition du Forum International de l’Entrepreneuriat du Mali (FIDEM), ouverte le mardi 24 mars 2026 au Centre international de Conférence de Bamako.
Devant un parterre d’acteurs économiques, d’entrepreneurs et de partenaires institutionnels, Mme Oumou Sall Seck a souligné que le développement économique du Mali passe désormais par une transformation profonde de son modèle productif. Au cœur de cette réflexion : la capacité du pays à mieux valoriser ses ressources naturelles et à créer davantage de richesse sur son propre territoire.
Placée sous le thème « Mines et entrepreneuriat : créer des chaînes de valeur locales durables », cette édition du FIDEM met l’accent sur le rôle stratégique des entrepreneurs maliens dans l’exploitation et la transformation des ressources minières. Pour la ministre, il ne s’agit plus seulement d’extraire des matières premières, mais de structurer autour de celles-ci un écosystème d’activités économiques capable de générer des emplois, de l’innovation et de la croissance.
Dans son intervention, elle a également replacé cette ambition dans le contexte politique et économique actuel du pays. Selon elle, la souveraineté économique constitue un pilier indispensable de la souveraineté politique, et celle-ci ne peut être consolidée sans un tissu entrepreneurial solide.
La ministre a ainsi évoqué plusieurs leviers de développement. Dans les zones rurales, l’accent est mis sur une agro-industrie plus performante. Dans les centres urbains, les PME et les startups sont appelées à jouer un rôle moteur dans l’innovation. Quant aux zones minières, elles devraient voir émerger une sous-traitance locale plus structurée afin de renforcer le contenu local dans les activités extractives.
Au-delà des débats économiques, le forum intervient aussi dans un contexte marqué par l’adoption récente d’une Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat, soutenue par les plus hautes autorités du pays. Ce document d’orientation fixe plusieurs priorités, notamment l’amélioration du climat des affaires, le renforcement des compétences entrepreneuriales, un meilleur accès aux marchés et au financement, ainsi que la promotion de l’innovation et de la culture d’entreprise.
L’objectif affiché par les autorités est ambitieux : faire de l’entrepreneuriat un moteur central du développement économique du Mali à l’horizon 2063.
La cérémonie d’ouverture a également été l’occasion pour la ministre de saluer l’initiative du promoteur du forum, Bakary dit Bouba Traoré, ainsi que l’engagement des partenaires et des différents acteurs mobilisés autour de cet événement.
Pendant plusieurs jours, le FIDEM doit réunir entrepreneurs, investisseurs et décideurs publics autour de panels, d’échanges et de rencontres professionnelles. Des discussions qui pourraient contribuer à dessiner de nouvelles perspectives pour l’économie malienne et pour les jeunes porteurs de projets.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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