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Enlèvement d’un avocat à Bamako : le Barreau du Mali hausse le ton et exige des réponses

  • il y a 1 heure
  • 2 min de lecture

 

« Un acte en dehors de tout cadre légal ». C’est en ces termes que l’Ordre des Avocats du Mali qualifie la disparition de Mountaga C. Tall, enlevé à son domicile de Faladiè, à Bamako, dans la nuit du 2 au 3 mai 2026.

 

Selon les informations communiquées par le Barreau, des individus encagoulés auraient fait irruption chez l’avocat tard dans la nuit, avant de l’emmener vers une destination inconnue. Depuis, malgré les démarches entreprises auprès des autorités et les recherches engagées, aucune trace de l’homme de loi n’a été retrouvée, et les motivations de cet acte restent floues.

 

Face à cette situation jugée alarmante, le Barreau insiste sur la gravité des faits. L’enlèvement d’un avocat, souligne-t-il, ne se limite pas à une atteinte individuelle : il touche directement aux principes fondamentaux de l’État de droit. La disparition forcée, tout comme les atteintes à la liberté et à l’intégrité physique, constituent des infractions pénales majeures.

 

Mais au-delà du cas personnel de Me Tall, l’institution voit dans cet acte une menace plus large. Elle alerte notamment sur les conséquences possibles : intimidation du corps judiciaire, remise en cause du secret professionnel – d’autant que le téléphone de l’avocat aurait été confisqué – et affaiblissement du droit des citoyens à une défense libre et indépendante. À terme, c’est aussi la crédibilité des institutions qui pourrait être mise en cause.

 

Dans sa réaction officielle, le Barreau adopte une position ferme. Il condamne sans ambiguïté ce qu’il qualifie de pratique liberticide, incompatible avec les engagements juridiques du Mali. Il réclame la libération immédiate et sans condition de Me Mountaga C. Tall et appelle les autorités à faire toute la lumière sur cette affaire dans les plus brefs délais.

 

L’organisation demande également que toutes les mesures nécessaires soient prises pour garantir la sécurité et l’intégrité de l’avocat, tout en se réservant le droit d’engager des actions judiciaires, y compris au niveau international, si la situation n’évolue pas.

 

Cette affaire, qui secoue le monde judiciaire malien, pourrait marquer un tournant dans les relations entre les professions juridiques et les institutions sécuritaires. Reste désormais à savoir quelle réponse apporteront les autorités face à une mobilisation qui ne cesse de s’intensifier.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

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