Diplomatie : le Mali et l’Arabie Saoudite réaffirment un partenariat aux racines anciennes
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« Les relations entre nos deux pays s’inscrivent dans une histoire longue, faite de foi, de coopération et de solidarité. » C’est autour de cette conviction qu’a été marquée, à Bamako, la célébration du 299ᵉ anniversaire de la fondation du Royaume d’Arabie Saoudite, en présence des autorités maliennes et du corps diplomatique.
Invité par l’ambassadeur saoudien au Mali, Abdullah Saleh Saber, le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a pris part à la cérémonie organisée le lundi 23 février 2026. L’événement, à la fois solennel et convivial, a servi de cadre à un message politique fort : la volonté partagée de consolider un partenariat stratégique entre Bamako et Riyad.
Au nom des plus hautes autorités du Mali, le chef de la diplomatie malienne a transmis les félicitations officielles au Roi Salman bin Abdelaziz Al-Saoud, Gardien des Deux Saintes Mosquées, ainsi qu’au Prince héritier Mohammed bin Salman, président du Conseil des ministres, adressant également ses vœux de paix, de stabilité et de prospérité au peuple saoudien.
Au-delà du protocole, Abdoulaye Diop a tenu à replacer les relations bilatérales dans une perspective historique et civilisationnelle. Il a notamment rappelé le pèlerinage emblématique de Mansa Kankou Moussa à La Mecque en 1324, symbole ancien des liens spirituels et culturels entre l’espace sahélien et la péninsule arabique. Une référence qui souligne la profondeur des rapports entre le Mali et le monde musulman.
Cette coopération s’est aussi traduite, au fil des décennies, par des réalisations concrètes. La Grande Mosquée de Bamako et le deuxième pont de la capitale ont été cités comme des exemples emblématiques de l’appui saoudien au développement des infrastructures maliennes.
Les échanges entre le ministre Abdoulaye Diop et l’ambassadeur saoudien ont enfin mis l’accent sur les perspectives d’avenir. Les deux parties ont insisté sur la nécessité de renforcer les investissements productifs, de soutenir des projets structurants et de dynamiser les échanges économiques et commerciaux. La coopération sécuritaire, notamment dans la lutte contre le terrorisme au Mali et au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), figure également parmi les axes prioritaires évoqués.
À l’heure où Bamako cherche à diversifier et à approfondir ses partenariats internationaux, cette célébration apparaît comme un signal diplomatique fort. Elle ouvre la voie à un nouveau cycle de collaboration entre le Mali et l’Arabie Saoudite, fondé à la fois sur l’héritage historique et sur des intérêts stratégiques partagés.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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