Des faux intermédiaires dans l’administration malienne : le ministère de la Sécurité tire la sonnette d’alarme
- 29 juil. 2025
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« Des individus sans foi ni loi exploitent l’image des institutions pour tromper et extorquer. »
Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a dénoncé, ce 28 juillet 2025, des pratiques frauduleuses en forte recrudescence au sein de l’administration publique. Dans un communiqué officiel, les autorités alertent sur les agissements de personnes malintentionnées qui, usurpant l’identité ou l’autorité de hauts responsables, prétendent agir au nom de personnalités publiques pour obtenir des faveurs indûment.
Selon le document, ces individus se livrent à des actes d’escroquerie visant notamment des opérateurs économiques et des demandeurs d’emploi. Moyennant de fausses promesses – souvent d’interventions ou de facilitation dans des procédures administratives – ils parviennent à soutirer des sommes d’argent à leurs victimes.
Plus préoccupant encore, certains vont jusqu’à intimider des cadres de l’administration ou des chefs d’entreprise, en se réclamant des services de la Présidence de la République. Des comportements qualifiés de « déplorables » par le ministère, qui y voit une menace pour la transparence, l’équité et le bon fonctionnement des services publics.
Ces pratiques contreviennent aux principes fondamentaux édictés par la loi n°98-012 du 19 janvier 1998, qui encadre les relations entre les usagers et l’administration au Mali.
Dans ce contexte, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, invite les agents publics ainsi que les opérateurs économiques à la prudence. Il recommande le recours exclusif aux circuits officiels pour toute démarche administrative et exhorte chacun à faire preuve de professionnalisme.
Le ministre rappelle enfin que ces actes relèvent du pénal et que leurs auteurs, ainsi que leurs complices, s’exposent à de sévères sanctions judiciaires. La population est donc appelée à une vigilance renforcée face à ces tentatives de manipulation et d'usurpation.
Une lutte commune contre la corruption informelle et l’intimidation est plus que jamais d’actualité.
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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