Cybercriminalité au Mali : messages de haine et désinformation dans le viseur de la justice
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Appels à la haine, fausses informations, contenus malveillants sur les réseaux… Le procureur national chargé de la lutte contre la cybercriminalité à Bamako hausse le ton. Dans un communiqué rendu public ce 28 avril 2026, il prévient : les auteurs de ces actes illégaux risquent prison et amendes.
« Les auteurs de ces faits s’exposent à des poursuites pénales et à la rigueur de la loi. » Le message du procureur Dr Adama Coulibaly ne laisse aucune place à l’ambiguïté. À la tête du pôle national de lutte contre la cybercriminalité près la cour d’appel de Bamako, il vient d’alerter l’opinion publique sur une recrudescence de comportements répréhensibles en ligne.
Parmi les dérives pointées du doigt : des appels à la haine et à la justice populaire, jugés contraires au vivre-ensemble. Mais aussi des messages de désinformation, suffisamment inquiétants pour troubler l’ordre public. Le procureur vise notamment des informations tendancieuses qui, selon lui, ont perturbé le bon déroulement des cours dans les établissements scolaires. Sans oublier la circulation d’images et de vidéos sensibles à caractère malveillant.
Tous ces actes, rappelle la justice, sont formellement interdits par les textes pénaux en vigueur au Mali. En conséquence, les diffuser, les commenter ou simplement les partager est passible de sanctions. Une précision importante, car beaucoup d’internautes pensent à tort que relayer un contenu polémique sans en être l’auteur direct les met à l’abri des poursuites.
Ce durcissement intervient dans un contexte où les rumeurs en ligne ont récemment semé la panique dans plusieurs écoles maliennes. Le ministère de l’Éducation nationale avait déjà appelé au calme le même jour. La justice leur emboîte désormais le pas avec une menace claire.
Le procureur invite finalement la population à éviter tout amalgame et à faire preuve de retenue ainsi que de citoyenneté responsable. Une manière de dire que la solution ne viendra pas seulement des tribunaux, mais aussi de la vigilance de chacun.
Ces annonces marquent-elles le début d’une répression plus systématique des infractions cybernétiques au Mali ? À coup sûr, elles devraient inciter internautes et médias à vérifier deux fois leurs sources avant de partager. La prochaine étape pourrait être l’identification et l’interpellation des premiers responsables – un signal fort envoyé à ceux qui croient encore que tout est permis sur le web.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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