Curage des caniveaux à Bamako : « Ce que j’ai vu est satisfaisant, mais il reste encore beaucoup à faire », déclare la ministre Mariam Tangara
- 12 juin 2025
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En pleine saison pluvieuse imminente, le gouvernement malien renforce sa lutte contre les inondations récurrentes dans la capitale. Ce lundi, nous avons accompagné la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, sur les sites de Dianéguéla et Missabougou, deux zones en cours de curage.
« Nous sommes venus voir si les entreprises respectent leurs engagements. Ce que j’ai vu est satisfaisant, mais il reste encore beaucoup à faire », a affirmé la ministre à l’issue de la visite. Elle était entourée de son équipe technique et des responsables d’entreprises chargées des travaux, dans le cadre de la 26e Quinzaine de l’environnement.
L’objectif est clair : réduire les risques d’inondation à Bamako, où 79 cas ont été recensés en 2024, selon la Direction générale de la protection civile (DGPC). En réponse à cette situation critique, plus de 2,6 milliards de Fcfa ont été mobilisés pour le programme 2025, soutenu par la Banque mondiale à travers le Projet de résilience urbaine de Bamako (Pruba) et le Budget spécial d’investissement.
Les travaux, lancés le 15 mai, doivent s’étendre sur deux mois et demi. À ce jour, le chantier de Missabougou est exécuté à 80 %, tandis que celui de Dianéguéla affiche un taux d’avancement de 22 %. Les entreprises se sont engagées à respecter les délais contractuels.
En parallèle, la ministre a averti contre les branchements sauvages et l’usage illégal des collecteurs pour l’évacuation des eaux usées ou le dépôt d’ordures. Des convocations sont en cours d’émission à l’encontre des contrevenants, précédées d’une phase de sensibilisation.
Pour cette campagne 2025, le gouvernement prévoit le curage de plus de 131 000 mètres linéaires de collecteurs et près de 265 000 mètres de caniveaux, y compris des zones hors du District de Bamako comme Bla, également touchées par les inondations l’an dernier. Les déchets seront acheminés vers la décharge finale de Noumoubougou, sous contrôle strict.
Ce vaste chantier est perçu comme un test de rigueur, d’engagement et de suivi, à la veille des pluies annoncées.
Par
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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