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Cuisson propre : le Mali explore l’alternative électrique pour réduire la pression sur les forêts

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

 

« Investir dans la cuisson propre, c’est agir à la fois pour la santé, l’environnement et l’économie nationale. » Par ces mots, la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mariam Doumbia Tangara, a souligné l’importance de promouvoir de nouvelles solutions énergétiques dans les foyers maliens.

 

À Bamako, un atelier de deux jours consacré à la cuisson électrique a réuni acteurs institutionnels et experts à l’initiative de la Fondation Santé-Environnement. L’objectif était d’ouvrir la réflexion sur des alternatives capables de réduire la forte dépendance des ménages au bois et au charbon de bois, largement utilisés pour la préparation des repas.

 

Un enjeu environnemental majeur

 

Aujourd’hui, la majorité des familles maliennes continuent de cuisiner grâce à la biomasse traditionnelle. Cette pratique entraîne une exploitation intense des ressources forestières. Des études citées lors de la rencontre indiquent que près de 400 000 hectares de forêts disparaissent chaque année pour satisfaire les besoins en bois de feu et en charbon.

 

Pour la présidente de la Fondation, Fatoumata Nafo, la question dépasse largement le simple cadre énergétique. Les fumées issues de ces modes de cuisson contribuent à la pollution de l’air et participent au changement climatique. Elles représentent également un danger sanitaire, notamment pour les femmes et les enfants, les plus exposés dans les cuisines.

 

Vers des solutions électriques et solaires

 

Face à cette situation, les promoteurs du projet plaident pour une transition progressive vers des équipements électriques. Ceux-ci pourraient être alimentés soit par le réseau, soit par des systèmes solaires, afin d’offrir une alternative plus propre et durable.

 

Selon les experts réunis lors de l’atelier, cette transition permettrait non seulement de ralentir la déforestation et la désertification, mais aussi d’améliorer les conditions de vie dans les ménages. La réduction des fumées domestiques contribuerait par exemple à diminuer les maladies respiratoires liées à la pollution intérieure.

 

Un levier économique et social

 

Pour les autorités, la promotion de la cuisson électrique pourrait également stimuler de nouvelles opportunités économiques. Développement d’équipements adaptés, création d’activités autour des solutions énergétiques modernes et innovation technologique figurent parmi les perspectives évoquées.

 

La ministre a d’ailleurs assuré que le gouvernement malien, à travers les départements chargés de l’environnement et de l’énergie, reste disposé à accompagner les initiatives visant à diffuser ces technologies auprès des populations.

 

Au-delà des débats techniques, les participants à l’atelier s’accordent sur un point : transformer les habitudes de cuisson constitue désormais un enjeu stratégique pour concilier protection des ressources naturelles, santé publique et développement durable au Mali.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

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