Coopération AES : Bamako et Ouagadougou resserrent les rangs autour d’une présidence burkinabè attendue
- malikunafoninet
- 13 janv.
- 2 min de lecture

« La Confédération des États du Sahel a surpris par sa capacité de résistance et d’organisation. » C’est autour de cette conviction partagée que s’est tenue, à Bamako, une audience entre le Premier ministre malien et une délégation de la Commission nationale AES du Burkina Faso, en visite de travail les 12 et 13 janvier 2026.
Conduite par son président, Bassolma Bazié, la délégation burkinabè est venue échanger avec les autorités maliennes dans un contexte marqué par la montée en puissance des organes de la Confédération. L’objectif affiché : renforcer la coopération entre les Commissions nationales et capitaliser sur les expériences déjà engrangées par les États membres.
Reçu le mardi 13 janvier par le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, l’hôte burkinabè, introduit par le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, a tenu à saluer ce qu’il a qualifié de « bilan positif » du Mali au sein de l’AES. Il a mis en avant la constance de l’engagement des autorités maliennes et a sollicité l’appui du Chef du gouvernement pour accompagner le Burkina Faso dans l’exercice de son mandat à venir.
Au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Premier ministre a adressé ses encouragements à la Commission burkinabè, tout en réaffirmant la solidarité entre les peuples de la Confédération. Il a rappelé que les avancées enregistrées par l’AES n’étaient pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une volonté politique assumée et du soutien populaire, malgré un environnement régional et international souvent sceptique.
Abdoulaye Maïga est également revenu sur les récents défis institutionnels rencontrés par le Burkina Faso, dénonçant toute tentative de déstabilisation et exprimant la solidarité du Mali. Pour lui, l’avenir de la Confédération repose sur la cohésion interne et la fermeté des États face aux pressions.
En conclusion de l’audience, le Chef du gouvernement malien a donné l’assurance de l’accompagnement du Mali à la présidence de l’an II de l’AES, placée sous le leadership du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et Président en exercice de la Confédération.
Cette rencontre de Bamako s’inscrit ainsi comme une étape de concertation stratégique, prélude à une nouvelle phase de coopération renforcée entre les États du Sahel, dans un contexte où l’AES cherche à consolider ses institutions et à affirmer sa souveraineté collective.
Oura KANTE
Malikunafoni










































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