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Convention collective des chauffeurs : l’État mobilise transporteurs et conducteurs autour de la protection sociale

  • 26 déc. 2025
  • 2 min de lecture

 

« Les chauffeurs sont un maillon vital de l’économie nationale », a rappelé le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun Coulibaly, à l’ouverture, ce vendredi 26 décembre 2025, d’un atelier de sensibilisation au Centre international de conférences de Bamako (CICB).

 

Présidée par le ministre du Travail, en présence de la ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, la rencontre vise à renforcer le respect de la convention collective des chauffeurs et à accélérer l’immatriculation des conducteurs routiers à l’INPS ainsi qu’à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO).

 

Pendant deux jours, transporteurs, employeurs et travailleurs du secteur des transports échangeront sur des thèmes clés : droits et obligations liés au contrat de travail, dispositions essentielles de la convention collective, procédures de déclaration à l’INPS, fonctionnement de l’AMO et du Régime d’assistance médicale (RAMED). L’objectif est d’améliorer la protection sociale des chauffeurs et de sécuriser leurs ayants droit.

 

Cet atelier s’inscrit dans le prolongement des doléances exprimées par les syndicats de chauffeurs et les transporteurs lors de la rencontre du 6 novembre 2025, consacrée aux difficultés du secteur. Ces revendications, formalisées dans un procès-verbal signé le 13 novembre, portaient notamment sur la sécurité des conducteurs et l’application effective de leurs droits sociaux.

 

Dans son allocution, le ministre a salué le patriotisme des chauffeurs, soulignant leur rôle déterminant dans l’acheminement des hydrocarbures et des produits de première nécessité. Il a également rappelé que, dans un contexte de crise multidimensionnelle, plusieurs conducteurs de camions et de citernes ont été victimes d’attaques lors d’escortes, occasionnant des blessés et des pertes en vies humaines.

 

Face à ces risques, les syndicats réclament l’application stricte de la convention collective signée le 22 février 2022, ainsi que l’immatriculation systématique des chauffeurs à l’INPS et à l’AMO. Les recommandations issues de cet atelier sont attendues comme une étape décisive vers une meilleure sécurisation sociale et professionnelle des acteurs du transport routier au Mali.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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