Conférence d’Awaza 2025 : les pays sans littoral unis pour transformer les contraintes en opportunités
- 6 août 2025
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La ville d’Awaza, au Turkménistan, accueille du 5 au 8 août 2025 la troisième Conférence des Nations Unies sur les pays en développement sans littoral (PDSL). Réunis autour du thème « Progresser grâce aux partenariats », les représentants de 32 États enclavés, dont 15 en Afrique, explorent des solutions pour libérer le potentiel de leurs économies et bâtir un avenir plus équitable.
À l’initiative des Nations Unies, cette rencontre décennale vise à réduire les inégalités structurelles dont souffrent les PDSL en raison de leur absence d’accès direct à la mer. Un obstacle qui freine leur intégration aux circuits commerciaux mondiaux, limite leurs capacités de transit et complique la mise en œuvre des politiques de développement.
Dans son allocution d’ouverture, le Secrétaire général de l’ONU a lancé un appel fort :
« La géographie ne devrait pas définir la destinée d’un pays », a-t-il affirmé, en rappelant que ces nations représentent environ 7 % de la population mondiale, mais à peine 1 % de l’activité économique planétaire.
Les échanges ont convergé sur un constat partagé : les difficultés des PDSL ne relèvent pas d’un fatalisme géographique, mais d’une architecture économique et financière mondiale inadaptée, que cette conférence entend contribuer à réformer.
À cette occasion, le Programme d’actions d’Awaza 2024-2034 a été lancé. Il s’articule autour de quatre priorités majeures :
1. Renforcement du commerce, du transit et de la connectivité régionale,
2. Accélération de la transformation structurelle et de la diversification économique,
3. Appui à l’action climatique,
4. Mobilisation des ressources financières et des partenariats durables.
Le Burkina Faso participe activement aux travaux par le biais d’une délégation conduite par le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, accompagné du ministre des Affaires étrangères et d’experts techniques.
Les représentants burkinabè et ceux des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) interviendront lors du débat général et prendront part aux tables rondes et événements parallèles, pour partager leur vision, renforcer les alliances et plaider pour une reconfiguration des règles du commerce international plus favorable aux pays enclavés.
Cette conférence offre ainsi aux PDSL une tribune unique pour faire entendre leur voix sur la scène internationale et revendiquer un partenariat mondial fondé sur l’équité, l’inclusion et la solidarité.
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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