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Confédération AES : Bamako et Ouagadougou réaffirment la continuité du projet commun

 

« Le changement de leadership ne remet pas en cause la trajectoire collective. » C’est autour de cette idée centrale qu’ont porté les échanges entre les autorités maliennes et une délégation burkinabè, reçue le 12 janvier 2026 à Bamako.

 

En visite de travail et de courtoisie au Mali, les membres de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (AES) du Burkina Faso, conduits par leur président Bassolma Bazie, ont été accueillis par le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Une rencontre inscrite dans la dynamique de consolidation de la jeune Confédération, à un moment charnière de son évolution institutionnelle.

 

Un passage de relais à consolider

 

Cette séance de travail intervient quelques semaines après la désignation du capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, à la tête de la Confédération AES, succédant au général Assimi Goïta, qui avait assuré le mandat inaugural. Un passage de relais présenté non comme une rupture, mais comme une étape normale dans la construction progressive de l’espace confédéral.

 

Pour les deux parties, l’enjeu est désormais d’assurer la continuité des actions engagées et de capitaliser sur les acquis de la première année de fonctionnement.

 

Des avancées reconnues, des défis assumés

 

Au cours des échanges, Abdoulaye Diop a dressé un panorama des progrès enregistrés dans la mise en œuvre de la feuille de route de l’an I de la Confédération. Il a également évoqué les difficultés rencontrées dans l’opérationnalisation des mécanismes confédéraux, tout en insistant sur les enseignements tirés de cette phase expérimentale.

 

La coordination entre les structures nationales, la cohérence des actions et l’alignement sur les priorités des populations figurent parmi les chantiers jugés essentiels pour la suite.

 

Les populations au centre du projet AES

 

Au-delà des questions institutionnelles, les discussions ont mis l’accent sur l’impact concret de la Confédération dans la vie quotidienne des citoyens des trois États membres. Libre circulation, intégration socio-économique, amélioration des conditions de vie et solidarité entre les peuples ont été présentées comme des priorités non négociables.

 

Les deux responsables ont réaffirmé leur attachement à une approche pragmatique, orientée vers des résultats visibles, dans un esprit de fraternité et d’engagement partagé.

 

Un soutien malien réaffirmé

 

Tout en saluant les avancées enregistrées sous la présidence inaugurale, le président de la Commission AES du Burkina Faso a sollicité l’appui du Mali pour accompagner la poursuite des missions confédérales. Une demande accueillie favorablement par la partie malienne.

 

Pour Abdoulaye Diop, la Confédération AES poursuit son chemin sans changement de cap : le Mali reste pleinement engagé aux côtés de ses partenaires, notamment dans les domaines de la sécurisation de l’espace commun, du développement durable et de la prospérité partagée.

 

La rencontre de Bamako apparaît ainsi comme un signal politique fort : celui d’une Confédération qui entend avancer dans la continuité, malgré les transitions, avec une ambition intacte d’intégration et de diplomatie renforcée au service des peuples du Sahel.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

Bureau de l’Information et de la Presse / MAECI

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