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Choguel Maïga rompt le silence et accuse la transition de trahison des idéaux de 2020

  • 1 juil. 2025
  • 2 min de lecture

« Je me sens moralement obligé d’intervenir pour apporter ma modeste contribution », affirme Dr Choguel Kokalla Maïga dans une longue tribune publiée ce dimanche 29 juin. Évincé de la Primature après trois années aux commandes, l’ex-Premier ministre signe un sévère réquisitoire contre les autorités de la transition malienne.

 

C’est une charge au vitriol que Dr Choguel Maïga a lancée contre la transition ce 29 juin 2025. Depuis Bamako, dans un document de plus de dix pages que nous avons pu consulter, l’ancien chef du gouvernement tire à boulets rouges sur le régime qu’il a pourtant servi durant trois ans. Un virage qui marque une prise de distance claire, et peut-être le début d’un nouveau positionnement politique.

 

Dans sa tribune, Dr Maïga dénonce une « détérioration continue » de la situation nationale et affirme que les pratiques jadis combattues seraient revenues : corruption endémique, enrichissement ostentatoire d’une minorité, répression des voix dissidentes, manipulation judiciaire à des fins politiques, et marginalisation des acteurs engagés dans le changement de 2020.

 

Plus virulent encore, il accuse les actuels dirigeants de « fabriquer une nouvelle classe politique docile », de « recycler les agents douteux » et d’instrumentaliser le terrorisme pour justifier un pouvoir autoritaire. « Le Mali retourne inexorablement vers les méthodes de l’ancien régime », s’inquiète-t-il.

 

Fait notable : l’ancien Premier ministre ne cite aucun nom, mais évoque des complots ourdis par des militaires et civils au sein même des institutions, dont il se dit victime. Une posture qui renforce l’image d’un homme s’exonérant de toute responsabilité, comme le soulignent certains observateurs maliens : « Quand tu n’es plus aux affaires, la situation se détériore, mais quand tu y étais, tout allait bien », ironise un internaute interrogé à Bamako.

 

À travers ce texte, Choguel Maïga se positionne désormais en opposant déclaré au pouvoir en place. Il tente de rassembler les déçus de la transition et de redevenir une figure centrale du débat politique national. Mais son retour est accueilli avec scepticisme par une partie de l’opinion, qui lui reproche de dénoncer un système qu’il a longtemps incarné.

 

Oura KANTÉ

Malikunafoni

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