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Cameroun : un écart de près de 2 000 milliards de FCFA dans le commerce de l’or déclenche une vaste offensive de l’État

  • il y a 1 heure
  • 2 min de lecture

 

Près de 44 tonnes d’or camerounais enregistrées à l’étranger contre seulement 148 kilogrammes officiellement déclarés par le pays. Ce décalage vertigineux, évalué à environ 1 914 milliards de FCFA, est aujourd’hui au cœur d’une vaste opération de contrôle lancée par les autorités camerounaises.

 

Face aux interrogations grandissantes autour de la gestion des ressources minières, le président Paul Biya a ordonné l’ouverture d’investigations approfondies dans la région de l’Est, principale zone aurifère du pays. L’annonce a été faite à Bertoua par le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, lors d’une rencontre réunissant responsables administratifs, forces de sécurité et acteurs du secteur minier.

 

Au-delà des questions financières, le gouvernement entend examiner le fonctionnement même de l’exploitation aurifère dans cette partie du Cameroun. Les autorités s’intéressent notamment aux permis accordés dans des conditions jugées contestables, aux manquements répétés à la réglementation en vigueur ainsi qu’aux nombreux incidents enregistrés sur certains sites d’orpaillage.

 

La sécurité des travailleurs et des populations locales figure également parmi les préoccupations des pouvoirs publics. Plusieurs accidents mortels survenus ces dernières années ont ravivé les inquiétudes autour des conditions d’exploitation de l’or dans la région. Pour les autorités, ces drames soulignent l’urgence d’un meilleur encadrement de l’activité.

 

Les conséquences environnementales sont elles aussi pointées du doigt. L’exploitation clandestine de l’or est accusée d’accélérer la dégradation des forêts, de contaminer des cours d’eau à travers l’utilisation de substances dangereuses comme le mercure et de fragiliser davantage les écosystèmes locaux.

 

Dans ce contexte, les enquêtes annoncées devront permettre d’identifier les éventuelles responsabilités dans les circuits de commercialisation du métal précieux et de mesurer l’ampleur des pertes subies par l’État. L’objectif affiché est de renforcer la transparence du secteur minier et de mieux protéger les ressources nationales.

 

Alors que les investigations s’apprêtent à démarrer, l’attention se porte désormais sur les conclusions qui seront tirées de ce dossier sensible, susceptible de révéler l’ampleur réelle des dysfonctionnements dans l’exploitation de l’or camerounais.

 

La Rédaction

Malikunafoni

Informations rapportées par Benjamin Ambela, sur la base de données communiquées par la Sonamines et des déclarations des autorités camerounaises.

 

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