Autonomisation numérique : le pari gagnant de NumeriLab pour 30 femmes à Bamako et Kati
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« Le numérique peut devenir un levier d’indépendance pour celles qui en sont souvent éloignées. » Le message a résonné, jeudi, lors de la clôture du projet NumeriLab, présidée par Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Pendant neuf mois, trente femmes et jeunes filles – ménagères, diplômées sans emploi ou veuves de militaires – ont été formées à des outils concrets : gestion mobile de petites activités génératrices de revenus, création et animation de pages Facebook, utilisation de WhatsApp Business et maîtrise des services de mobile money. Issues de Bamako et de Kati, elles repartent aujourd’hui avec des compétences directement applicables à leurs projets.
Derrière cette initiative se trouve l’association La Femme en Moi, engagée depuis plusieurs années dans la promotion des droits des femmes et des filles. Sa coordinatrice nationale, Awa dite Mah Camara, a rappelé que le combat se mène aussi en ligne : sensibilisation, campagnes digitales, contenus audiovisuels… autant d’outils pour faire évoluer les mentalités et amplifier la voix des femmes.
Le projet a bénéficié de l’appui du Programme spécial d’aide aux associations et fondations (PSAAF). Son coordinateur, Malick Sow, a mis en avant un processus de sélection basé sur des critères rigoureux et orienté vers des initiatives à fort impact social. Selon lui, l’étape de la formation doit désormais laisser place à l’action : transformer les acquis en activités économiques viables et durables.
Pour la ministre, cette expérience illustre l’efficacité des partenariats entre l’État et les organisations de terrain. Elle a salué un travail de proximité capable d’atteindre des profils souvent exclus des circuits classiques de financement ou de formation. Son département, a-t-elle assuré, restera mobilisé pour accompagner les bénéficiaires et soutenir les futures initiatives en faveur de l’entrepreneuriat féminin.
Au-delà de la cérémonie, l’enjeu est clair : assurer un suivi structuré et envisager l’extension de NumeriLab à d’autres localités. Si les promesses se concrétisent, cette première cohorte pourrait devenir le noyau d’un réseau de femmes entrepreneures numériques, capables à leur tour de transmettre leurs compétences et d’élargir l’impact du projet.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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