Au palais de Koulouba, l’AES mise sur la diplomatie de la proximité
- 23 déc. 2025
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Bamako, 22 décembre 2025. À la veille des travaux décisifs de la 2ᵉ session du Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), le palais présidentiel de Koulouba a servi de cadre, ce lundi soir, à une rencontre dînatoire à forte portée politique et symbolique.
À l’initiative du Président de la Transition du Mali et Président en exercice de l’AES, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, ce dîner officiel a réuni ses homologues du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, et du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Un moment de convivialité pensé comme un prolongement informel des concertations stratégiques engagées dans le cadre de la Confédération sahélienne.
Un cadre solennel pour renforcer la cohésion
Autour des trois chefs d’État, les délégations nigérienne et burkinabè ont pris place aux côtés des plus hautes autorités maliennes : le Premier ministre, le Président du Conseil national de Transition, les responsables des institutions de la République, ainsi que plusieurs membres des gouvernements des pays de l’AES. Des ambassadeurs accrédités à Bamako ont également assisté à cette soirée, témoignant de l’attention diplomatique portée à la dynamique sahélienne en cours.
La culture comme langage commun
La dimension culturelle n’a pas été reléguée au second plan. L’Ensemble instrumental du Mali et l’artiste Salif KEÏTA ont ponctué la soirée de prestations mettant en valeur l’héritage mandingue. Une séquence artistique perçue comme un rappel des racines partagées et du socle culturel sur lequel les États de l’AES entendent bâtir leur coopération.
Un message politique au-delà du protocole
À travers cette rencontre dînatoire, le Président Assimi GOÏTA a voulu projeter l’image d’un Mali fidèle à sa tradition d’hospitalité, mais aussi d’une Confédération des États du Sahel fondée sur la solidarité, la concertation et la confiance mutuelle. Loin d’un simple événement protocolaire, la soirée s’inscrit dans une stratégie de consolidation des liens entre dirigeants, à un moment clé de l’évolution institutionnelle de l’AES.
Alors que les travaux du Collège des chefs d’État se poursuivent à Bamako, cette diplomatie de la proximité pourrait peser dans les orientations à venir de la Confédération, notamment sur les questions de gouvernance, de sécurité et d’intégration régionale.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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