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Agriculture : le Mali mise sur la résilience et la modernisation pour les prochaines campagnes

  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture

 

« Ces performances témoignent de la résilience remarquable de nos producteurs. » C’est par ces mots que le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, a salué les acteurs du monde rural lors de la 16ᵉ session du Comité exécutif national de l’agriculture (CENA), tenue le jeudi 2 avril 2026 à la Primature.

 

Cette rencontre stratégique, organisée en amont du Conseil supérieur de l’agriculture présidé par le chef de l’État, Assimi Goïta, a réuni responsables gouvernementaux et représentants du secteur agricole afin d’évaluer la situation de la campagne écoulée et de préparer les prochaines orientations.

 

Une campagne agricole 2025 jugée encourageante

 

Au cours des échanges, les autorités ont dressé le bilan de la campagne agricole 2025, marquée par des résultats jugés satisfaisants malgré les défis sécuritaires et climatiques. La production céréalière a dépassé les 11,4 millions de tonnes, tandis que la filière coton a atteint plus de 433 000 tonnes.

 

Dans les autres secteurs, les statistiques font également état de plus de 157 000 tonnes de viande contrôlée, de plus de 17 000 tonnes de lait collecté et d’environ 122 000 tonnes de poisson. Des performances qui illustrent, selon le gouvernement, la capacité d’adaptation des producteurs face aux contraintes du contexte national.

 

Des ambitions renforcées pour la campagne 2026

 

Les discussions ont également porté sur les perspectives pour l’année 2026. L’objectif fixé par les autorités est d’atteindre près de 11,9 millions de tonnes de céréales. Pour le coton, la projection s’élève à environ 598 500 tonnes, signe de la volonté de renforcer l’une des principales filières d’exportation du pays.

 

Pour accompagner ces ambitions, le budget prévisionnel consacré à la campagne agricole 2026 est estimé à 164,4 milliards de francs CFA, soit une légère hausse par rapport à l’année précédente.

 

Des réformes structurelles pour transformer le secteur

 

Au-delà des chiffres, la session a surtout mis l’accent sur plusieurs axes de transformation du secteur agricole. Les autorités entendent accélérer les aménagements hydro-agricoles afin d’améliorer la maîtrise de l’eau, tout en poursuivant la réforme du foncier agricole pour sécuriser les exploitations.

 

La modernisation des exploitations, la promotion de l’agro-industrie et la transformation locale des productions figurent également parmi les priorités. Le gouvernement souhaite aussi renforcer les mécanismes de financement du secteur et adapter les stratégies agricoles aux effets du changement climatique.

 

Vers des organisations agricoles plus fortes

 

Les participants ont par ailleurs insisté sur la nécessité de structurer davantage les filières agricoles à travers des organisations interprofessionnelles capables de mieux accéder aux marchés et de bénéficier des achats institutionnels de l’État.

 

En clôture, le Premier ministre a rendu hommage aux Forces armées et de sécurité ainsi qu’aux acteurs du transport, dont l’engagement contribue à garantir l’approvisionnement du pays.

 

Les recommandations issues de cette session devraient alimenter les travaux du prochain Conseil supérieur de l’agriculture, une étape décisive pour fixer les grandes orientations du secteur dans les années à venir.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

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