Agriculture : l’État maintient son soutien aux producteurs pour la campagne 2026
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« C’est grâce à leur courage, à leur résilience et à leur détermination que nous relevons progressivement le défi de la transformation et de la modernisation de notre agriculture. » Cette déclaration du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a marqué les travaux de la 16ᵉ édition du Conseil supérieur de l’agriculture, tenue mardi au Palais de Koulouba.
À quelques semaines du lancement de la nouvelle campagne agricole, les autorités maliennes ont réuni les principaux acteurs du monde rural afin de faire le point sur les résultats de la saison écoulée et d’arrêter les grandes orientations pour l’année 2026. Autour de la table figuraient notamment les membres du gouvernement concernés, les représentants des organisations paysannes ainsi que ceux de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM).
Cette rencontre annuelle a surtout été l’occasion pour le Chef de l’État de réaffirmer la place centrale de l’agriculture dans les ambitions de développement du pays. Selon lui, la modernisation du secteur doit s’appuyer sur la valorisation des chaînes de production agricoles et sur le développement des agropoles, en cohérence avec la Vision Mali 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable.
Pour accompagner les producteurs, plusieurs mesures de soutien ont été annoncées. Le prix subventionné du kilogramme de coton graine de premier choix a été fixé à 300 francs CFA. Les engrais minéraux de 50 kilogrammes seront vendus à 15 000 francs CFA, tandis que les engrais organiques conserveront leur tarif de 3 000 francs CFA le sac. Les autorités ont également arrêté le prix du kilogramme de semence de maïs hybride à 1 500 francs CFA et celui du biostimulant OVALIS à 17 500 francs CFA.
Le Conseil a également maintenu l’affectation de 10 % des graines de coton aux huileries agréées destinées à l’alimentation animale, une mesure saluée par les acteurs de l’élevage.
Malgré un contexte marqué par plusieurs difficultés, le secteur agricole continue d’afficher des résultats significatifs. Les chiffres provisoires présentés au cours des travaux font état d’une production céréalière dépassant les 11,4 millions de tonnes. Les filières coton, élevage, lait et pêche ont également enregistré des performances notables, témoignant de la capacité de résistance du monde rural malien.
Prenant la parole au nom des producteurs, le président de l’APCAM, Sanoussy Bouya Sylla, a salué les efforts consentis ces dernières années en faveur du secteur. Il a notamment évoqué la sécurisation de terres agricoles, la subvention de matériels agricoles, l’appui aux éleveurs, la lutte contre le vol de bétail ainsi que les achats institutionnels de riz auprès des producteurs nationaux.
Les représentants du monde rural ont toutefois rappelé plusieurs défis à relever. Parmi les préoccupations soulevées figurent les difficultés d’approvisionnement en poussins d’un jour pour les aviculteurs, les risques liés à un hivernage annoncé comme déficitaire et la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du Fonds national d’appui à l’agriculture pour faciliter l’accès au financement.
Au terme de cette session, les organisations professionnelles agricoles ont renouvelé leur engagement à accompagner les réformes engagées par les autorités. Les prochaines semaines permettront désormais de mesurer l’impact concret des mesures annoncées sur le terrain, alors que des millions de producteurs s’apprêtent à entamer une nouvelle campagne agricole déterminante pour la sécurité alimentaire du pays.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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