top of page

AES : les chefs d’État ouvrent à Bamako la deuxième session du Collège confédéral

  • 23 déc. 2025
  • 2 min de lecture

 

« La vigilance et la solidarité demeurent les clés pour préserver notre souveraineté », a lancé le président burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, donnant le ton d’une rencontre placée sous le signe de la consolidation confédérale.

 

Ce mardi, Bamako a accueilli l’ouverture de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Les travaux ont été officiellement lancés au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par le président de la Confédération, le général d’armée Assimi Goïta, également président de la Transition et chef de l’État du Mali.

 

Autour du président confédéral, ses homologues du Burkina Faso et du Niger — respectivement le capitaine Ibrahim Traoré et le général Abdourahamane Tiani — ont marqué leur présence, traduisant la volonté des trois États de maintenir un front commun face aux défis sécuritaires, diplomatiques et économiques du Sahel. La cérémonie a également réuni le Premier ministre malien, des membres des gouvernements confédérés, des responsables d’institutions, des diplomates accrédités à Bamako, ainsi que le président du Conseil national de Transition et les membres du CNT. L’ancien président de la République du Mali, le professeur Dioncounda Traoré, figurait parmi les invités.

 

Dans son intervention, le président du Faso a salué la mobilisation des populations sahéliennes face aux pressions extérieures, tout en mettant en garde contre ce qu’il a qualifié d’« hiver noir », une image pour désigner des tentatives de déstabilisation visant l’Afrique de l’Ouest et, plus particulièrement, l’espace sahélien. Un appel à la lucidité collective et à la cohésion régionale, dans un contexte géopolitique tendu.

 

Prenant la parole à son tour, le général Abdourahamane Tiani a rappelé la portée historique de la création de l’AES, actée le 6 juillet 2024 à Niamey. Selon le chef de l’État nigérien, la Confédération a franchi des étapes décisives sous la présidence malienne, notamment avec la mise en place de la Force unifiée, le renforcement de la coordination diplomatique et la création d’une banque d’investissement confédérale, présentée comme un levier stratégique pour le développement.

 

Clôturant la séquence des allocutions, le général Assimi Goïta a dressé le bilan de son mandat à la tête de l’AES, structuré autour de trois axes majeurs : défense et sécurité, diplomatie et développement. Il a mis en avant la montée en puissance de la Force unifiée, la reconnaissance internationale progressive de la Confédération, ainsi que le lancement de projets structurants. Parmi ceux-ci figurent la Banque confédérale d’investissement, une centrale d’achat actuellement en cours de réalisation et l’inauguration, le même jour, de la Télévision de l’AES, présentée comme un outil de souveraineté informationnelle.

 

Le président confédéral a également évoqué des projets d’intégration à long terme, notamment la création d’une compagnie aérienne confédérale, la construction d’une autoroute transsahélienne et la mise en place d’un chemin de fer interconfédéral, destinés à renforcer la connectivité et les échanges entre les États membres.

 

En réaffirmant la détermination commune du Mali, du Burkina Faso et du Niger à bâtir un espace souverain, solidaire et prospère, cette deuxième session du Collège des Chefs d’État s’ouvre comme une étape charnière. Les décisions attendues à l’issue des travaux pourraient dessiner les contours de la prochaine phase de consolidation de l’AES, dans un Sahel en quête de stabilité et d’autonomie stratégique.

 

Oura KANTE

Malikunafoni

 

 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note*
bottom of page