35 ans après mars 1991 : Bamako se souvient de ses martyrs au cimetière de Niaréla
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« Nous devons inscrire ces victimes au panthéon de nos héros et de nos martyrs », a déclaré le président de l’Association pour la Défense des Victimes de la Répression (ADVR), lors de la cérémonie de commémoration organisée ce dimanche 22 mars 2026 au Carré des martyrs du cimetière de Niaréla, à Bamako.
Trente-cinq ans après les événements tragiques de mars 1991, plusieurs autorités, familles de victimes et acteurs du mouvement démocratique se sont retrouvés pour honorer la mémoire de celles et ceux qui ont perdu la vie lors des journées sanglantes des 22, 23 et 24 mars.
La cérémonie officielle était présidée par le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social. À ses côtés figuraient des représentants administratifs du District de Bamako, des autorités locales ainsi que les responsables de l’Association pour la Défense des Victimes de la Répression.
Dans une atmosphère de recueillement, les participants ont pris part à une marche funèbre avant le dépôt de gerbes de fleurs au Carré des martyrs, lieu symbolique où reposent de nombreuses victimes de la répression qui avait précédé la chute du régime en 1991. Des prières ont également été dites pour le repos des disparus.
Prenant la parole au nom des familles et des survivants, le président de l’ADVR a rendu hommage à ceux qu’il qualifie de « héros de la démocratie ». Il a rappelé que le sacrifice des martyrs demeure un repère historique pour le Mali, particulièrement dans un contexte national marqué par de nombreuses difficultés.
Dans son intervention, la ministre Assa Badiallo Touré a mis l’accent sur la nécessité de préserver la mémoire collective tout en appelant à l’unité nationale. Elle a souligné que la stabilité et la sécurité du pays restent essentielles pour permettre aux citoyens de participer librement aux moments de mémoire nationale.
Elle a également lancé un appel au pardon, au dialogue et à la cohésion entre Maliens afin de dépasser les crises actuelles et construire un avenir commun.
La ministre a enfin invité les jeunes générations à s’approprier l’histoire de mars 1991, afin que le combat pour la liberté et la justice continue d’inspirer la construction d’un Mali plus fort et tourné vers le progrès.
Cette commémoration annuelle demeure pour beaucoup un moment essentiel de mémoire nationale, rappelant le prix payé pour l’avènement de la démocratie au Mali.
Oura KANTE
Malikunafoni


















