Sport et économie : une stratégie nationale pour transformer le secteur d’ici 2030
- malikunafoninet
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« La stratégie que nous venons de valider est bien plus qu’un simple cadre de planification. C’est un véritable levier de transformation sociale et économique », a déclaré Colette Ouédraogo, Secrétaire générale du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi (MSJE), à l’issue de l’atelier tenu le 28 août 2025 aux Archives nationales.
Au cœur des échanges, la Stratégie nationale de développement du sport, des loisirs et de l’économie du sport (SN-SLES), couvrant la période 2026-2030, et son Plan d’actions opérationnel (PAO) 2026-2028. Ce document trace la feuille de route pour faire du sport un moteur de croissance, de cohésion et d’insertion professionnelle.
· Des objectifs chiffrés et ambitieux
· Les ambitions affichées sont claires :
· multiplier la pratique sportive et des loisirs sur l’ensemble du territoire ;
· porter la contribution du sport au PIB national de 0,53 % à 2 % ;
· créer au moins 25 000 emplois dans le secteur ;
· renforcer la compétitivité des entreprises locales ;
· utiliser le sport comme vecteur de cohésion sociale et d’unité nationale.
Un secteur à fort potentiel économique et social
Cette stratégie repose sur cinq axes majeurs qui visent autant le développement du capital humain que la dynamisation du secteur privé. Au-delà du sport de compétition, l’accent est mis sur les loisirs, l’économie du sport et leur rôle dans la consolidation du vivre-ensemble.
Selon le MSJE, l’approche retenue marque un tournant : « À l’horizon 2030, le sport et les loisirs devront être perçus comme un domaine créateur de richesses et d’emplois, mais aussi comme un facteur de paix et de rayonnement international du Burkina Faso ».
Une mise en œuvre collective
La réussite de cette vision dépendra de la synergie entre tous les acteurs : État, collectivités territoriales, mouvement sportif, secteur privé, société civile et partenaires techniques et financiers. La Secrétaire générale a d’ailleurs lancé un appel à la mobilisation collective : « Continuons à conjuguer nos efforts, mutualisons nos ressources et restons mobilisés pour transformer les ambitions contenues dans ce document en résultats concrets, au bénéfice de notre jeunesse et de l’ensemble de notre Nation ».
Et après ?
Avec cette validation, la balle est désormais dans le camp de l’exécution. Les prochains mois seront décisifs pour traduire la vision en actions visibles : infrastructures, programmes de formation, appuis aux clubs et entreprises sportives. Si les objectifs sont atteints, le Burkina Faso pourrait devenir un exemple régional en matière d’économie du sport et de valorisation des loisirs d’ici 2030.
Oura KANTÉ
Malikunafoni
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