Les enfants des chauffeurs tués par le terrorisme reconnus Pupilles de la Nation
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« Chaque enfant protégé aujourd’hui devient un acteur du Mali de demain. » Par ces mots, le ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-Major Assa Badiallo Touré, a rappelé le sens de l’engagement de l’État envers les enfants des chauffeurs de camions-citernes morts dans des attaques terroristes.
Au total, 31 enfants ont officiellement été inscrits comme Pupilles de la Nation. Une cérémonie organisée ce vendredi à la Primature a marqué une étape importante de cette reconnaissance, avec la remise de leurs cartes officielles et l’ouverture de comptes bancaires à leur nom.
Autour du Premier ministre, plusieurs membres du gouvernement ont pris part à l’événement, notamment les ministres chargés de la Santé et du Développement social, du Travail et du Dialogue social, ainsi que celui des Transports et des Infrastructures. Leur présence traduisait la volonté des autorités d’apporter un soutien concret aux familles touchées par ces drames.
Habituellement, l’intégration des Pupilles de la Nation est célébrée lors d’une cérémonie annuelle en octobre sous la présidence du chef de l’État. Mais pour ces enfants, les autorités ont décidé d’agir sans attendre, en accélérant la procédure afin de matérialiser rapidement la solidarité nationale.
Pour la ministre Assa Badiallo Touré, cette reconnaissance ne se limite pas à une assistance sociale. Elle constitue également un engagement de l’État à accompagner ces enfants dans leur parcours de vie, en facilitant leur accès à l’éducation, aux soins et à un environnement favorable à leur épanouissement.
Le Premier ministre a, pour sa part, souligné que cette initiative représente un hommage aux chauffeurs et apprentis chauffeurs décédés alors qu’ils transportaient du carburant. Selon lui, leur sacrifice témoigne d’un profond sens du devoir et d’un attachement au pays.
Il a également rappelé que la protection des Pupilles de la Nation figure parmi les priorités fixées par le Président de la Transition, insistant sur le fait que l’État entend désormais jouer le rôle d’une famille élargie pour ces orphelins.
La cérémonie s’est conclue par la remise symbolique des cartes et de présents aux enfants concernés, un geste destiné à traduire la solidarité nationale envers ceux dont les pères ont perdu la vie dans l’exercice de leur travail. Cette reconnaissance marque aussi le début d’un accompagnement que les autorités souhaitent durable.
Oura KANTE
Malikunafoni


















