Commémoration du 26 mars : recueillement national au Monument des Martyrs
- 27 mars
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« Le processus de refondation est irréversible. » Ce message a été au cœur de l’intervention du Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, lors de la cérémonie officielle marquant l’anniversaire du Révolution malienne du 26 mars 1991.
La commémoration s’est déroulée au Monument des Martyrs, lieu hautement symbolique à Bamako où la nation honore chaque année la mémoire des citoyens tombés lors des événements qui ont ouvert la voie au pluralisme démocratique au Mali. Au cours du cérémonial, le chef du gouvernement a déposé une gerbe de fleurs au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, en hommage aux victimes.
Entouré de membres du gouvernement et de responsables d’institutions de la République, Abdoulaye Maïga a rappelé que cette date demeure un moment de réflexion collective sur l’histoire politique du pays. Selon lui, les difficultés rencontrées dans la pratique démocratique au fil des années ont contribué à la crise multidimensionnelle que le Mali a traversée.
Pour le Premier ministre, il ne s’agit pas seulement de se souvenir, mais aussi de tirer des enseignements. Il a ainsi souligné que la Transition a choisi d’engager une réflexion nationale afin d’examiner sans complaisance les forces et les faiblesses du système politique. Cette démarche s’est notamment concrétisée à travers les Assises nationales de la Refondation, présentées comme le cadre de dialogue ayant permis aux Maliens de formuler des orientations pour la reconstruction de l’État.
Le chef du gouvernement a également évoqué plusieurs mesures présentées comme des résultats de ce processus de refondation. Parmi elles figurent la réforme du secteur minier, la promotion du contenu local dans l’économie et l’adoption de la Constitution du Mali du 22 juillet 2023. Il a aussi rappelé la définition d’une vision stratégique de long terme, baptisée « Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma », qui ambitionne de fixer les grandes orientations du développement national pour les décennies à venir.
Dans son intervention, Abdoulaye Maïga a salué la résilience des Maliens face aux défis sécuritaires et économiques, tout en appelant à la vigilance pour préserver les efforts engagés dans la transformation politique du pays.
Trente-cinq ans après les événements de mars 1991, la commémoration demeure ainsi un moment de mémoire, mais aussi un rappel du chemin que le Mali entend tracer pour l’avenir de ses institutions et de sa démocratie.
Oura KANTE
Malikunafoni




































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