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Centre d’état civil Ouadougou-Sicoro à Sirakoro-Dounfing : L'indignation du chef de quartier


Incroyable, mais vrai. Pour une des rares fois dans l’histoire du Mali, le centre d’état civil secondaire de Ouadougou-Sicoro, dans la Commune Rurale de Kambila a été implanté à Sirakoro-Dounfing, en Commune III du District de Bamako. A travers un grand rassemblement tenu la semaine dernière dans la cour de ce centre d’état civil secondaire, le chef de village de Sirakoro-Dounfing, M. Souleymane Niaré, la jeunesse et les femmes ont dénoncé cette situation et interpelé les autorités.

Le chef de village de Sirakoro-Dounfing, M. Souleymane Niaré a précisé ce qui suit : « J’ai été surpris de voir ce centre d’état civil secondaire d’un autre village dans mon quartier. Je demande aux autorités de tout faire pour que ce centre d’état civil quitte le plus vite possible mon quartier. Ce sont des situations de ce genre qui sont à la base des conflits. Nous ne voulons pas de conflit. Kambila est très loin de Sirakoro-Dounfing. Il se trouve jusque derrière Kati. Comment un village situé jusque derrière Kati peut avoir son centre d’état civil secondaire à Sirakoro-Dounfing. Que le chef de village de Kambila vienne ici pour qu’on échange. Donc, il faut que le respect soit mutuel. Chaque chef de village connait les limités de sa circonscription. Comment on peut poser des actes de ce genre dans mon quartier à mon insu. Cela est inacceptable. Nous avons travaillé avec les Présidents Modibo Keïta, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré, Ibrahim Boubacar Keïta sans problème, donc les autorités de la Transition doivent prendre à bras le corps ce dossier pour que la situation ne se dégénère pas. Qu’elles viennent délimiter les différentes localités. Cela permettra de résoudre définitivement des problèmes de ce genre. Même si le Gouvernement veut réaliser des travaux dans un village, il informe le chef de village. Les autorités de la Transition nous ont vraiment respectés. Nous voulons rester dans ce respect ».

Le président du Collectif des Associations de Sirakoro-Dounfing, M. Mamoutou Dembélé a précisé que les autorités de la Commune III doivent s’assumer face à cette situation. « Depuis un certain temps, on alerte qui de droit, mais il n’y a pas de solution concrète », a-t-il dit. Selon lui, ce sont les autorités qui doivent trancher cette question qui les préoccupe tant. Aux dires du président d’honneur du Collectif, M. Dramane Niaré, cet acte est la conséquence de la négligence des autorités. Selon lui, ils ont tapé à toutes les portes sans succès. Pour lui, il est inadmissible que Kambila qui se trouve derrière Kati puisse avoir un centre d’état civil secondaire à Sirakoro-Dounfing. M. Niaré a noté que dans cette affaire, il y a une complicité entre les Maires de Kati et de la Commune III du District de Bamako. Selon lui, si les autorités sont dans la dynamique de mettre en place des délégations spéciales dans les Mairies où il y a trop de problèmes, elles doivent en mettre dans ces deux Mairies qui font souffrir les paisibles populations.

Selon les jeunes, c’est un acte de provocation, mais ils restent derrière la loi pour que la lumière soit faite sur cette affaire. Aux dires de M. Dramane Sangaré, si tous les habitants de la zone ont des documents de la Mairie de la Commune III du District de Bamako, à leur grande surprise, ils ont vue dans cette localité, cette Mairie à Sirakoro-Dounfing. Il estime qu’il s’agit d’un acte audacieux qui ne dit pas son nom. Pour M. Sangaré, le pays a assez souffert, il faut éviter des faux problèmes de ce genre. Selon lui, les auteurs de cet acte provoquent non seulement les habitants, mais aussi les autorités.

A cette occasion, les habitants ont interpellé les Maires de Kati et de la Commune III du District de Bamako, le Gouverneur, le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Premier ministre, le Président de la Transition en vue de trouver une solution pérenne à cette situation. La porte-parole des femmes, Mme Assan Cissé a mentionné qu’elles ont assez souffert des actes de provocation de ce genre dans un Etat de droit comme le nôtre. Selon elle, il est important que les autorités trouvent une solution à ce problème avant qu’il ne soit trop tard.

Source : La Rédaction du Mali par Seydou DIALLO

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