Un mouvement demande le retrait pur et simple du Mali de la Cédéao


Des Maliens réunis en collectif, associations, syndicats et regroupements de la société civile ont organisé, le vendredi 1er avril, à la place de l’indépendance, un meeting pour demander aux autorités de la transition le retrait pur et simple du Mali de la Cédéao. Les organisateurs du meeting sont allés remettre une copie de leur déclaration au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à la primature.

Ce meeting, organisé par plusieurs associations, syndicats, collectifs et regroupements de la société civile, a mobilisé des centaines de personnes à la place de l’indépendance. Ils ont soumis un certain nombre de doléances aux autorités de la transition et cela pour plusieurs raisons qui sont relatives à la déclaration d’un officier du service de renseignements français qui a dévoilé au grand jour la volonté des autorités françaises, à travers le président Emmanuel Macron, d’éliminer les autorités de la transition et de procéder à la destruction des postes de commandements de l’armée malienne.

Ils ont aussi souligné l’attitude affichée par le président français Emmanuel Macron, suite à la suspension par les autorités de la transition du Mali des « médias de propagande français(France 24 et RFI) », à vouloir instruire au président en exercice de la Cédéao à durcir les sanctions contre le Mali avec le soutien de la France et de l’Union européenne ; la déclaration du « valet français Mohamed Bazoum » qualifiant les autorités de la transition de criminels ; « les acharnements insensés des chefs d’Etat de la Cédéao qui sont devenus aujourd’hui des véritables valets français à la solde du président Emmanuel Macron », et la décision des chefs d’Etat de la Cédéao à maintenir les sanctions en dépit de l’avis de la Cour de justice de l’Uemoa demandant leur suspension.

Selon les organisateurs du meeting, il est aujourd’hui inconcevable que notre pays puisse continuer à payer pour son combat contre l’impérialisme, le néo-colonialisme français à travers des institutions sous-régionales qui malheureusement ne répondent plus aux normes préétablies par les initiateurs.

Par ailleurs, dans une déclaration remise au Premier ministre, ils demandent l’arrêt immédiat des missions de la Cédéao dans notre pays ; le retrait pur et simple du Mali de la Cédéao ; la création d’une monnaie nationale symbole de souveraineté ; la fermeture puis la nationalisation de toutes les entreprises et sociétés françaises au Mali ; le non-renouvellement sous aucun prétexte du mandat de la Minusma ; la révision intelligente de l’accord d’Alger. Les organisateurs réaffirment leur soutien indéfectible aux recommandations des Assises nationales de la refondation en ce qui concerne la durée de la transition pour laquelle ils proposent une durée plafond de 5 ans.

Source : Le Reporter par Diango COULIBALY

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