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Tchad : un conflit autour d’un puits dégénère et fait au moins 42 morts dans l’Est

  • 27 avr.
  • 2 min de lecture

 

« Au moins 42 personnes ont été tuées », a indiqué un responsable local après de violents affrontements survenus samedi dans l’est du Tchad. Le drame s’est produit dans la province du Wadi Fira, une région déjà fragilisée par des tensions récurrentes entre communautés.

 

Selon les autorités locales, l’incident serait parti d’une dispute liée à l’utilisation d’un puits d’eau entre deux familles vivant dans la sous-préfecture de Guéréda. Ce différend, apparemment banal au départ, a rapidement pris une ampleur dramatique et s’est transformé en affrontement communautaire meurtrier.

 

Face à la gravité de la situation, le gouvernement tchadien a dépêché sur place plusieurs responsables, dont des ministres, des autorités administratives et le chef d’état-major des armées. L’objectif est de rétablir le calme et d’évaluer l’ampleur des dégâts après ces violences.

 

Dans une déclaration diffusée à la télévision publique, le vice-Premier ministre chargé de l’Administration du territoire, Limane Mahamat, a assuré que la situation était désormais sous contrôle. Il a toutefois reconnu que ces violences s’inscrivent dans un contexte régional fragile.

 

L’est du Tchad est en effet une zone de passage pour la transhumance et se situe à proximité du Soudan, pays plongé dans une guerre depuis avril 2023 entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide. Ce conflit a provoqué un afflux massif de réfugiés vers le Tchad, ce qui accentue les tensions dans certaines zones rurales.

 

Dans ces régions, les rivalités autour des terres agricoles, du bétail et surtout de l’accès à l’eau alimentent régulièrement des conflits entre agriculteurs sédentaires et éleveurs nomades. Selon l’ONG International Crisis Group, ces affrontements agro-pastoraux auraient causé plus d’un millier de morts et environ 2 000 blessés entre 2021 et 2024.

 

Les autorités tchadiennes affirment vouloir éviter toute propagation de la crise soudanaise sur leur territoire. Mais cet épisode meurtrier rappelle combien l’équilibre reste fragile dans certaines régions du pays, où les ressources vitales continuent d’être au cœur des tensions.

 

La Rédaction

Malikunafoni

AFP

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