Tabaski : fin des garbals improvisés à Bamako, Kati et Koulikoro
- 30 mai 2025
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À l’approche de la fête de Tabaski, les autorités de Bamako, Kati et Koulikoro ont décidé d’interdire les points de vente informels de moutons dans les rues. Une mesure sécuritaire qui bouscule les habitudes des vendeurs et divise les clients.
« C’est mieux de trouver un terrain à la périphérie que de vendre au bord des routes, où nos bêtes risquent leur vie à chaque instant », confie Issa Traoré, éleveur venu de la région de Mopti, installé depuis quelques jours à Faladié.
Comme lui, de nombreux vendeurs saisonniers de bétail, souvent originaires du Nord et du Centre du Mali, installent leurs enclos de fortune dans les artères de Bamako pour éviter les frais liés aux garbals officiels. Mais depuis le 28 mai 2025, un communiqué conjoint des gouverneurs de Bamako et de Koulikoro interdit ces installations jugées anarchiques.
Sur le terrain, la mesure divise. À Sogoniko, Awa Koné, mère de famille, estime que la présence de ces vendeurs dans les rues facilite l’accès aux moutons : « Ils sont moins chers ici que dans les garbals où il faut se déplacer loin et dépenser davantage. »
D’autres, à l’image de Mamadou Sangaré, pointent les risques : « Cette activité dans les rues est dangereuse, aussi bien pour les vendeurs que pour les passants. »
Cette décision, qui s’étend à Kati et Koulikoro, s’inscrit dans la continuité des mesures prises en 2024 pour délocaliser les parcs à bétail des centres urbains. Les autorités préviennent que tout contrevenant s’expose à des sanctions.
Par
Oura KANTÉ
Malikunafoni




































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