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Situation à Kidal : le jeu trouble de l'Algérie


Depuis 1990, l'Algérie a toujours été sollicitée par les gouvernements successifs du Mali pour conduire des négociations avec les responsables des différentes rébellions (1990, 2006 et 2012). Ainsi plusieurs accords de paix ont été signés entre Bamako et les rebelles du nord. Le hic ?

Aucune paix véritable n'a sanctionné cette médiation algérienne menée avec tambour et trompette. En vérité, l'Algérie au lieu d'être à la fois ce médiateur crédible et soucieux d'éteindre " le feu" chez son voisin, a toujours joué au pompier-pyromane. Preuve : Iyad ag Ghaly et d'autres responsables de la rébellion ont toujours bénéficié de gîte et couvercle chez le voisin algérien depuis 2012.

Autre preuve : les dirigeants de la CMA qui violent constamment l'accord de paix en multipliant des actes d'hostilité contre l'Etat, n'ont jamais été rappelés à l'ordre par ce médiateur. Curieux non ?

En réalité, la crise au nord du Mali est devenue du pain béni pour les responsables algériens. Eux qui n'ont que le dossier malien pour s'illustrer sur la scène africaine. Eux qui n'ont que cette crise pour exercer sur les Autorités maliennes une pression constante et permanente dans la conduite de nos rapports avec d'autres partenaires, notamment le Maroc. À Bamako, il est temps que nos Autorités prennent leur courage à deux mains afin de mettre fin à ce jeu trouble algérien.

MS

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