Septentrion malien : La terreur comme mode opératoire pour obtenir la partition du Mali

La complicité passive ou active des forces onusiennes de la Minusma, françaises et européennes (Barkhane et Takuba) dans les régions septentrionales de notre pays est à l’origine de l’épuration ethnique en cours par le canon des fusils et la faim imposée à la population.

Epuration ethnique, génocide et crime contre l’humanité en douce contre la population sédentaire. Tous les ingrédients sont réunis pour mettre à nu la stratégie des rebelles et leur soutien européens et américains pour atteindre leur objectif de partition de notre pays. Comme c’est la fin qui justifie les moyens, l’extrême violence physique, alimentaire et sécuritaire qui s’y pratique et en violation flagrante de tous les droits humains dans cette partie de notre pays en proie à une rébellion armée depuis 2012, malgré la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, en dit long sur ce qu’on peut qualifier de crime organisé, planifié et intelligemment mis en œuvre, comme exactement ce fut le cas en 1994, au Rwanda.


Selon le témoignage recueilli auprès d’un habitant de Bintagoungou, joint au téléphone, cela fait 7 ans que la population rurale est empêchée de cultiver pour subvenir à ses besoins alimentaires par des hommes armés. Des individus qu’ils connaissent bien, avec lesquels ils partageaient tout, il n’y a pas encore longtemps. Le constat est le même sur l’ensemble du territoire du nord du pays, depuis la zone Office du Niger jusqu’aux frontières mauritanienne, algérienne, nigérienne et burkinabé. Ce vaste territoire est soumis à une oppression physique, économique et sociale en dépit de la dissémination des camps de la Minusma à travers le territoire. Selon notre source, sur la route de Tombouctou, Goundam, Diré, Niafunké, jusqu’à la lisière des terres de l’Office du Niger, les groupes armés qui ont érigé des barrages partout obligent les voyageurs à payer une dîme. « Même pour aller à la toilette, si tu te fais prendre par ces énergumènes, tu paies une rançon ou tu te fait bastonner. Et c’est le moindre mal. Parfois c’est la mort qui s’en suit », explique notre interlocuteur.

Dans les plaines rizicoles, ceux-là qui parviennent à emblaver une portion de leur champ, les mêmes hommes se présentent à eux au moment de la récolte pour des prélèvements obligatoires sur la production. Parfois, ils enlèvent les 2/3 de la récolte. Avec le peu qui reste, les paysans se débrouillent pour payer la redevance eau et nourrissent leurs familles pendant le reste de l’année. Que cela soit suffisant ou pas, les nouveaux maîtres des lieux se moquent de ce qui peut advenir. Dans les zones où l’on n’est plus en plus mesure de produire de la subsistance, la population vit au crochet des parents établis à Bamako, ou ailleurs. Les plus nantis envoient les soutiens familiaux par jour, semaine ou par mois, au moyen des transferts d’argents par des terminaux mobiles.

Ceux ou celles qui n’ont pas cette chance peuvent passer des jours entiers sans poser la marmite sur le feu. Cette méthode de terreur est